Marie-Claude Eguimendia, peintre…

4 janvier 2017

En furetant sur la toile, on trouve son bien et de petits trésors de formes et de couleurs, telles ces œuvres de Marie-Claude Eguimendia…   Sensualité et émotion vibrantes, à fleur d’instant…  Je vous les offre avec plaisir.

La lettre d’amour…

Née le 27 Novembre 1956, Marie-Claude Eguimendia  est peintre autodidacte. La peinture lui permet d’exprimer la beauté de la nature dans ses moments de tranquillité et de saisir  l’émotion fugitive qui la fascine, dans les portraits.
Portraits et personnages baignent dans une atmosphère  symboliste.  Au cours des années, elle a exploré de nouvelles techniques en mélangeant des pigments purs avec de l’acrylique.  Puis, elle développa une esthétique nouvelle. L’inspiration du trait la guide vers une œuvre souvent figurative qui trouve son épanouissement dans la réalisation de nus et de scènes de la vie quotidienne.  Ses toiles sont travaillées à l’huile, par touches posées au couteau ; aussi travaillées à l’acrylique qui se révèle par des débordements, des coulures ou des transparences.  Elle est membre de l’Association Artistique des peintres Hendayais  — elle vit à Sainte Adèle dans Les Laurentides, au Canada.

La lectrice (1) 

Les joueurs

 

La rêveuse

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Marie-France Boisvert : Lieux de beauté…

9 décembre 2016

Lorsque la poésie prend couleurs et formes…

Depuis quelques années je suis la démarche de Marie-France Boisvert.  Jamais elle ne m’a déçu.  Ses œuvres souvent monochromes, toutes en introspection, interrogent le quotidien que magnifie et métamorphose son imaginaire.  Les plus modestes objets y prennent, par le non-dit, la dimension  d’épopées intimes.

Les poèmes les plus parlants sont aussi bien faits de couleurs et de formes que de mots, à preuve…  (Et je me tais.)

 

 

 

Membre professionnel du RAAV et propriétaire de la GALERIE d’art contemporain Le VieilArt d’Alma, Marie-France Boisvert présente son travail pictural et

 

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Marie-France Boisvert

 

sculptural dans différents lieux de diffusion en France, à New-York et à Toronto. Elle a obtenu un baccalauréat interdisciplinaire en art à l’Université du Québec à Chicoutimi en 2004. La même année, elle est aussi lauréate d’une bourse du CREPUQ de l’UQAC.  En 2008, elle termine une maîtrise en création à Chicoutimi et par la suite, est invitée par le Centre national d’exposition de Jonquière à présenter ses immenses tableaux.  On retrouve ses œuvres dans plusieurs collections privées et corporatives au Canada, ainsi qu’à la Galerie Maistre de Trois-Rivières, à la Galerie Le VieilArt à Alma, à la Galerie Richelieu à Montréal et à la Galerie Berick à Bromont.

http://maykan.wordpress.com/


Lieux de beauté… Virginie Blanchette…

1 août 2015

C’est vers l’âge de neuf ans que Virginie Blanchette s’adonna pour la première fois à la peinture. Dans son imaginaire d’enfant, déjà germait cette passion pour l’art qui allait devenir une raison de vivre. Des leçons de peinture figurative la mirent en contact avec l’huile et la toile, deux alliées qui ne la quittèrent jamais. C’est à l’adolescence, période de questionnement et de recherche existentielle significative, qu’elle décida de laisser de côté le figuratif.  Avec Virginie un dimanche (2000), un autoportrait, son nouveau style se définissait. Les années passèrent au rythme des toiles et des expérimentations. Elle participa à quelques expositions, mais n’était pas prête à partager réellement sa vision de l’art avec le public. C’est en 2010, à l’âge de 24 ans, qu’elle prit une décision importante, à la suite d’une participation à un symposium, celle de se consacrer entièrement à la peinture. Une maîtrise hors du commun de la composition et de l’équilibre des couleurs la caractérisent.  Une artiste est en devenir. Elle peint maintenant tous les jours et a plusieurs projets en cours.

DÉMARCHE ARTISTIQUE :

« Je segmente la couleur, divise le rêve, fragmente l’émotion. À travers la peinture j’exprime une vision abstraite des choses, une interprétation naïve de la sensibilité. C’est en regardant les yeux fermés que je vois le mieux.

« J’accumule les toiles comme un océan collectionne les vagues. J’ai toujours créé pour moi, à propos de moi. Mes créations sont un récit autobiographique, une représentation physique de mon existence, la figuration de l’angoisse du peintre.

« Ma démarche est celle de l’impulsion. Avec l’huile je structure la forme, décompose le sujet. Les lignes imposent un cadre. La frontière entre l’inconscient et la réalité. Les couleurs vives, elles, reflètent l’émotion, font appel à l’âme. J’erre entre les courants sans trop savoir. C’est la passion qui m’anime. J’applique l’huile sur la toile pour me rassurer, me rappeler que j’existe. »

Laissons parler couleurs et formes…


Scène d’hiver — Texte de Marjolaine Bouchard et tableau de Ginette Chavarie…

13 décembre 2014

La collaboration peintre/écrivain m’a toujours fasciné.  Nous en avons une ici.  Marjolaine Bouchard et Ginette Chavarie conjuguent leurs talents pour nous offrir une traditionnelle scène d’hiver. (Publié au tout début du CQL : décembre 2009.)

Patine et glacis

Quatorze décembre. Le froid avait chassé les grives, givré les carreaux, mordu le lac en posant dessus sa toile de cristal. Voilà que la glace nous portait, la joie aussi. La veille, tante Madeleine avait apporté deux grands cartons remplis de vêtements d’hiver devenus trop petits pour ses filles. Les cousines avaient été généreuses. Avec mon frère et mes sœurs, nous avions fait une distribution équitable : pour moi, un manteau vert pomme, une veste rouge, un pantalon violet et un foulard rose. Toute une symphonie de couleurs. Autre part, j’aurais fait la risée des gens, mais ici, je serais la princesse des glaces, surtout avec l’ourlet de simili fourrure blanche qui garnissait les manches et le bas du manteau.

La plus grande surprise dormait au fond d’une boîte : quatre paires de patins blancs ayant à peine servi. Chaussures magiques, promesse de pirouettes, de courses, de doubles axels, de sauts gracieux, de tourniquets fous, de valses… Avant de m’endormir ce soir-là, j’avais exécuté en imagination toutes les figures, imposées ou non, maintes fois observées à la télévision.

Je me souviens de notre hâte, au matin, la bouche encore pleine du petit déjeuner pendant que nous enfilions tuques, foulards, mitaines… de nos rires étouffés pour ne pas réveiller les parents.

Pendant la nuit, il avait neigé, sans vent, si bien que chaque branche, chaque brin d’herbe portait son ourlet de duvet. Dans le silence frais, nous sommes descendus au lac avec nos pelles.

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Tableau de Ginette Chavarie

Aucun de nous ne savait patiner. Je croyais qu’il suffirait de glisser un pied après l’autre et qu’en criant « patin », je ferais l’arabesque, la patte en l’air, le sourire aux lèvres, la griserie au cœur. À la fin de la journée, nous avions les joues écarlates, les doigts cramoisis et les fesses bleues. Mais nous avions oublié la faim, que papa boit, que maman crie et que l’argent manque.

Cet hiver-là, tous les après-midi, en entrant de l’école, nous avons chaussé nos patins et, sans relâche, nos lames ont passé et repassé dans les mêmes sillons, recommençant les mêmes mouvements maladroits jusqu’au déséquilibre fatal, nous relevant sans geindre pour exécuter des milliers de traits sur la toile glacée, pour casser la peur, faire fondre la page blanche.

Puis, un jour, sous la glace, un génie invisible s’est mis à guider mes pieds. J’allais en tanguant à gauche, à droite, balançant les bras, traçant sur le miroir des lignes de plus en plus longues. Je savais patiner!

Longtemps, j’ai cru que ce ravissement ne reviendrait jamais. Puis, en contemplant cette toile de Ginette Chavarie, je me suis souvenue du bruit des lames, du sentiment de liberté, de l’émotion et de nos rires. Dans la blancheur infinie, nous étions les éclats de couleurs, un jardin fleuri d’enfants heureux, à l’âge où le plaisir du temps des Fêtes se partage sans argent.

Marjolaine Bouchard : notice biographique

Marjolaine Bouchard est née à la Baie en 1958. Toute petite, lorsqu’on lui posait la question « Que feras-tu quand tu seraschat qui louche maykan alain gagnon francophonie grande? », elle répondait : « une écriveuse de livres ».  Son rêve d’enfance se concrétise en 1996 alors que son premier roman remporte le prix littéraire de la Plume saguenéenne et est publié aux Éditions JCL (Entre l’arbre et le roc, 1997). Il sera suivi de quatre autres romans : Délire virtuel (JCL, 1998) La Marquise de poussière, Le Cheval du Nord (JCL, 1999) et Circée l’enchanteresse (JCL, 2000). En 2007, elle publie son sixième roman pour la jeunesse : Le Jeu de la mouche et du hasard (HMH Hurtubise) qui remporte le prix de l’AQPF et de l’ANEL en 2008. Elle contribue au collectif Un Lac, Un Fjord, Un Fleuve (recueil de nouvelles) depuis 1999 et participe activement à des rencontres dans les écoles primaires et secondaires ainsi qu’à titre de conférencière dans les bibliothèques publiques et à l’université.

Elle a participé à de nombreux festivals littéraires et événements culturels à travers le Québec. Elle est membre de l’Association professionnelle des écrivains de la Sagamie-Côte-Nord (APES-CN) et de l’Union des écrivains du Québec (UNEQ).  Marjolaine Bouchard habite présentement à Jonquière, au Saguenay.

Ginette Chavarie :

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Ginette Chavarie

Ginette Chavarie voit le jour à Jonquière le 9 avril 1953.  Vingt ans de peinture a l’huile l’emmène à travailler au pastel sec sur une période de 17 années, puis, chemin faisant, en 2008, elle s’initie à l’acrylique.  Une formation a l’UQAC, des stages avec des maître mondialement reconnus, un travail constant la motivent à  partager sa passion et son savoir par l’enseignement.

Elle est membre de l’institut des arts figuratifs (IAF), du regroupement des artistes en arts visuel(RAAV), de l’académie Mazarine de France (AMF) et, depuis 1998, elle s’implique  activement dans la Maestria.  Elle fut aussi membre de l’Association de Pastel de l’Est du Canada(PSEC).

Ginette Chavarie a participé au Salon International des Beaux Arts au Carrousel du Musée du Louvre a Paris (2007), elle a exposé a Berre Les Alpes en France (2006), au Symposium International Art et Vin  en Languedoc-Roussillon (2008), au Salon International des Artistes Contemporains  à Saint-Tropez (2008), au Festival Artistique de Racour, Lincent, Belgique (2007-2008), au Symposium International Jean-Paul Lapointe (2005-2007).  À tout cela, il faut ajouter une exposition a Budapest en 2009. Sa première expérience dans les symposiums eut lieu à l’occasion de « Villages en Couleurs » dans sa région (SLSJ).  Elle se promène à travers  le Québec, l’Ontario, le Nouveau-Brunswick… et ce depuis 1990.

Corporations municipales et  grandes entreprises, notamment Rio Tinto et Ville Saguenay, ont sélectionné ses scènes hivernales à plusieurs reprises  pour en faire leurs cartes de souhaits  à l’occasion des Fêtes. Ayant reçu, de ses pairs et du public, prix et mentions lors d’évènements culturels, elle prend un immense plaisir à faire don de tableaux au profit d’œuvres humanitaires.

On a aussi parlé de son œuvre et montré ses tableaux dans certains magazines spécialisés comme Magazin’ArtLa Palette de Roussan, Ad Librum, Distribution O .M. Inc, Vallée et quelques autres…

Émerveillée par tout ce qui l’entoure, ses scènes quotidiennes, souvent habitées par des enfants, nous ramènent à l’essentiel et elles charment. L’aura de ses œuvres : sérénité et doux moments, tendresse, romantisme…  Elle n’a pas choisi ce métier ; ce métier l’habite, tout simplement.

Il est possible de se procurer ses œuvres en atelier.  Prenez simplement rendez-vous.

Courriel : ginette_chavarie@hotmail.com Site Web : www.ginettechavarie.com


Marie-Claude Eguimendia, peintre…

19 août 2014

En furetant sur la toile, on trouve son bien et de petits trésors de formes et de couleurs, telles ces œuvres de Marie-Claude Eguimendia…   Sensualité et émotion vibrantes, à fleur d’instant…  Je vous les offre avec plaisir.

 

La lettre d’amour…

Née le 27 Novembre 1956, Marie-Claude Eguimendia  est peintre autodidacte. La peinture lui permet d’exprimer la beauté de la nature dans ses moments de tranquillité et de saisir  l’émotion fugitive qui la fascine, dans les portraits.
Portraits et personnages baignent dans une atmosphère  symboliste.  Au cours des années, elle a exploré de nouvelles techniques en mélangeant des pigments purs avec de l’acrylique.  Puis, elle développa une esthétique nouvelle. L’inspiration du trait la guide vers une œuvre souvent figurative qui trouve son épanouissement dans la réalisation de nus et de scènes de la vie quotidienne.  Ses toiles sont travaillées à l’huile, par touches posées au couteau ; aussi travaillées à l’acrylique qui se révèle par des débordements, des coulures ou des transparences.  Elle est membre de l’Association Artistique des peintres Hendayais  — elle vit à Sainte Adèle dans Les Laurentides, au Canada.

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Lieu de beauté : Le 1er mars 1927 : naissance de William Kurelek…

1 mars 2014

Kurelek : peintre et écrivain…

William Kurelek est né en 1927 près de Whitford, au centre de l’Alberta.  Dernier d’une famille nombreuse d’immigrants ukrainiens. Sa famille perdit sa ferme pendant la crise économique de 1929 et a alors déménagé à Stonewall dans le Manitoba. C’est là  qu’il  développera un premier intérêt pour l’art.  Toutefois, ses parents  ne l’encouragent pas.  Il fréquente l’Ontario College of Art & Design de Toronto puis l’Instituto Allende de Mexico, mais toute sa vie il demeurera essentiellement un autodidacte.

Au début de la vingtaine, Kurelek s’installe en Angleterre. En 1952, il souffre d’une dépression.  Il est admis au Maudsley Hospital, un hôpital psychiatrique de Londres.  On l’y traitera pour schizophrénie.  Il peint alors The Maze.  Une partie de ce tableaufigure sur la pochette de 1981 de l’album Fair Warning du groupe américain Van Halen.  Il narre son expérience à l’hôpital dans un ouvrage The Mind (1965).

Originellement membre de l’Église orthodoxe ukrainienne, il se convertit au catholicisme en 1957. Il peindra alors une série d’œuvres sur le thème de la Passion du Christ et de la Nativité.

Ce peintre me fascine.  J’aime ses espaces picturaux vastes et dépouillés, comme les Prairies : on y retrouve quelque chose de Jean-Paul Lemieux.  Mélancolie et nostalgie d’un infini qui se cache.  Et que l’artiste tente de révéler.  Un mysticisme horizontal.  Immanence et transcendance s’y marient.  Une musique tendre et soutenue.  Les reproductions ci-dessous ne rendent pas justice à l’œuvre. (PS : L’éphéméride est en retard ou en avance…  J’aime ce peintre, mais ne pouvait trouver moyen de faire tenir ses œuvres dans les cadres du blogue.  J’ai fini par réussir…  Mal !  Les couleurs sortent mal.  Mais je tenais à rappeler qu’il existe. AG)



Lieu de beauté : Le 1er mars 1927 : naissance de William Kurelek…

29 décembre 2013

Kurelek : peintre et écrivain…

William Kurelek est né en 1927 près de Whitford, au centre de l’Alberta.  Dernier d’une famille nombreuse d’immigrants ukrainiens. Sa famille perdit sa ferme pendant la crise économique de 1929 et a alors déménagé à Stonewall dans le Manitoba. C’est là  qu’il  développera un premier intérêt pour l’art.  Toutefois, ses parents  ne l’encouragent pas.  Il fréquente l’Ontario College of Art & Design de Toronto puis l’Instituto Allende de Mexico, mais toute sa vie il demeurera essentiellement un autodidacte.

Au début de la vingtaine, Kurelek s’installe en Angleterre. En 1952, il souffre d’une dépression.  Il est admis au Maudsley Hospital, un hôpital psychiatrique de Londres.  On l’y traitera pour schizophrénie.  Il peint alors The Maze.  Une partie de ce tableaufigure sur la pochette de 1981 de l’album Fair Warning du groupe américain Van Halen.  Il narre son expérience à l’hôpital dans un ouvrage The Mind (1965).

Originellement membre de l’Église orthodoxe ukrainienne, il se convertit au catholicisme en 1957. Il peindra alors une série d’œuvres sur le thème de la Passion du Christ et de la Nativité.

Ce peintre me fascine.  J’aime ses espaces picturaux vastes et dépouillés, comme les Prairies : on y retrouve quelque chose de Jean-Paul Lemieux.  Mélancolie et nostalgie d’un infini qui se cache.  Et que l’artiste tente de révéler.  Un mysticisme horizontal.  Immanence et transcendance s’y marient.  Une musique tendre et soutenue.  Les reproductions ci-dessous ne rendent pas justice à l’œuvre. (PS : L’éphéméride est en retard ou en avance…  J’aime ce peintre, mais ne pouvait trouver moyen de faire tenir ses œuvres dans les cadres du blogue.  J’ai fini par réussir…  Mal !  Les couleurs sortent mal.  Mais je tenais à rappeler qu’il existe. AG)



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