Alain Gagnon : Lélie ou La vie horizontale, commentaire : Nuit Blanche

Nuit blanche, numéro 95, juin 2004

D’une riche terre de forêts et de mines se nourrissent les clans de Saint-Euxème. Rôdant tels des loups autour d’un patriarche fortuné, le vieux

Triptyque, 2003

Médéric Gelder, les avides tissent des liens puis se trahissent jusqu’au meurtre. Il y a d’abord les fils Gelder, en tête Sig le mal-aimé qui craint d’être déshérité par son père. En effet, ce dernier se tourne plutôt vers la Femme Aude, manipulatrice (elle-même affublée d’un jeune amant naïf surnommé Le Gars), qui n’hésite pas à utiliser tous les subterfuges de la chair, la sienne et celle de plus jeunes, pour parvenir à mettre la main sur l’empire Gelder. La fragile donne du destin se complexifie encore à l’arrivée de L’Autre, un gourou écologiste au mystérieux passé fuyant une violence urbaine dont il est la cible.

Qui raflera les biens du vieillard et régnera sur la population par sa puissance économique ?

Une écriture poétique pare le récit d’assonances et d’allitérations somptueuses, d’un vocabulaire exquis, pour tisser une étrange toile d’itérations où nous est révélée, à chaque passage, une nouvelle facette des alliances, de la folie et des trahisons de ces villageois tourmentés.

L’auteur conserve sa cohérence thématique avec ce roman dense, parfois un peu lourd parce que sombre.

Commentaire par Suzanne Desjardins

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