Notes de lecture… Jean-Paul Desbiens, Koestler et Brasillach…

31 mai 2017

Quelques perles ramassées dans Les années novembre de Jean-Paul Desbiens

La langue suit la force. (p. 131)

novembre

 

Les seigneurs donnent, ordonnent ou se retirent. (p. 194)

Leibniz disait d’une pierre qui tombe, si elle pensait, penserait-elle qu’elle est libre de tomber. (p. 153)

Une plaisanterie qu’aimait répéter Kœstler :  « La psychanalyse, c’est une maladie qui se prend pour une guérison. » (p. 125)

Pendant un salon du livre, Jean-Paul Desbiens confesse — ce qui consolera bien des auteurs  : « En fait, durant l’heure et demie de ma prestation, je ne dédicace qu’un seul exemplaire ! » (p. 118)

« Quiconque est en amour avec lui-même possède au moins l’avantage de n’avoir pas beaucoup de rivaux. » Lichtenberg (p. 303)

Ce quatrain de Brasillach écrit peu avant son exécution :

Compagnon de Dieu, Lazare, mon frère,

Viendrez-vous demain, viendrez-vous ce soir ?

O vous, né deux fois aux joies de la terre,

Patron à jamais des derniers espoirs. (p. 46)

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Imagination, Chesterton et Jacques Parizeau, par Alain Gagnon

20 mars 2017

Notes de lecture…alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, maykan, québec

L’imagination, c’est une pensée qui a du corps. (H. Justin)

La poésie qui oublie ce corps devient éthérée, sans prise sur le réel — ni quotidien ni absolu. La poésie qui oublie la pensée oublie le chant, et se fait oublier de lui : elle demeure simplement vulgaire, sans envergure, sans durée.

*

Les faits, me semble-t-il, indiquent toutes les directions comme des milliers de ramilles sur un arbre. C’est seulement la vie de l’arbre qui a de l’unité et qui monte. C’est seulement la sève qui jaillit comme une source vers les étoiles. (Chesterton)

Chesterton illustre bien cette vérité : sans le Dessin Intelligent qui l’anime, le réel serait néant.

*

Ils (mes parents) n’aimaient pas, ni moi, d’ailleurs, le mot « tolérance ». Ce mot était pour eux une espèce de condescendance vis-à-vis de l’autre. Ils préféraient le mot « partage », pour le partage de la nationalité, des ressources matérielles et de tout ce qui peut se partager entre humains qui se respectent. C’est le principal héritage que j’ai reçu d’eux et que j’ai cherché à promouvoir toute ma vie. (Michel El-Khoury, politicien libanais, in Ils ont vécu le siècle, Mélanie Loisel.)

Bonne distinction… La tolérance réduit l’autre au rôle de sujet passif. La participation en fait un égal. À ruminer en ces temps de frontières qui éclatent.

*

Vous doutez toujours, mais, le doute, c’est la liberté. Et le défi de la liberté, c’est de le relever avec sa conscience… (Michel Camdessus, ancien directeur général du FMI, in Ils ont vécu le siècle, Mélanie Loisel.)

À l’inverse, la certitude serait l’ennemi de la liberté ?…

*

alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, maykan, québecJe pense cependant que l’on a fait une grosse erreur en fermant les écoles normales. On n’aurait pas dû confier la formation des maîtres aux universités. Ce n’est pas dans les universités que l’on apprend à enseigner à des enfants du primaire et du secondaire. (Jacques Parizeau, ancien PM du Québec, in Ils ont vécu le siècle, Mélanie Loisel.)

À l’intérieur des facultés d’Éducation, on apprend à apprendre… aux autres. Les apprenants sont des récepteurs plus ou moins passifs, et la matière importe peu. Aucune pédagogie ne remplacera la passion d’un enseignant enflammé par la matière qu’il transmet.

L’auteur…

Auteur prolifique, Alain Gagnon a remporté à deux reprises le Prix fiction roman du Salon chat qui louche maykan alain gagnondu Livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean pour Sud (Pleine Lune, 1996) et Thomas K (Pleine Lune, 1998).  Quatre de ses ouvrages en prose sont ensuite parus chez Triptyque : Lélie ou la vie horizontale (2003), Jakob, fils de Jakob (2004),Le truc de l’oncle Henry (2006) et Les Dames de l’Estuaire (2013).  Il a reçu à quatre reprises le Prix poésie du même salon pour Ces oiseaux de mémoire (Le Loup de Gouttière, 2003), L’espace de la musique (Triptyque, 2005), Les versets du pluriel (Triptyque, 2008) et Chants d’août (Triptyque, 2011).  En octobre 2011, on lui décernera le Prix littéraire Intérêt général pour son essai, Propos pour Jacob (La Grenouille Bleue, 2010).  Il a aussi publié quelques ouvrages du genre fantastique, dont Kassauan, Chronique d’Euxémie et Cornes (Éd. du CRAM), et Le bal des dieux (Marcel Broquet) ; récemment il publiait un essai, Fantômes d’étoiles, chez ce même éditeur .  On compte également plusieurs parutions chez Lanctôt Éditeur (Michel Brûlé), Pierre Tisseyre et JCL.  De novembre 2008 à décembre 2009, il a joué le rôle d’éditeur associé à la Grenouille bleue.  Il gère aujourd’hui un blogue qui est devenu un véritable magazine littéraire : Le Chat Qui Louche 1 et 2 (https://maykan.wordpress.com/).

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche :https://maykan2.wordpress.com/)


Notes de lecture : Les animaux de VLB…

16 mars 2017

Un livre instructif et touchant… (publié en août 2010)

« Ce qui me passionne chez les bêtes, c’est qu’elles me forcent à rester curieux. » p. 221

Je n’ai pas toujours été d’accord avec les opinions (aurais-je dû écrire attitudes ?) littéraires ou politiques de Victor-Lévy Beaulieu.  Je le respecte, pour l’œuvre chat qui louche maykan alain gagnon francophonieaccomplie et quelques-uns de ses ouvrages, dont le dernier : Ma vie avec les animaux, Éditions Trois-Pistoles, 2010.  J’y découvre un VLB que j’ignorais.

Il nous y raconte ses contacts animaliers de l’enfance au Rang de la Rallonge, à son domaine actuel des Trois-Pistoles, en passant par Montréal-Nord.  On y voit défiler une théorie de chiens, de chats, de lapins, de chevaux, de chèvres, de moutons, d’oies, de canards…  Alouette !  L’attachement qu’il porte à ses bêtes relève de la dévotion et aurait pu tourner au ridicule si le sujet n’avait pas été traité par un écrivain  si talentueux.  Comme il se plaît à le répéter, il est du bord des animaux, et ça paraît.  Il les soigne non seulement avec patience, tendresse, mais aussi avec une intelligence compétente.  Et il sait en parler, les décrire, leur parler, jargonner dans leur langage qui est celui des odeurs…  Il n’hésite pas à compulser d’anciens traités de médecine vétérinaire, lorsque la science contemporaine fait défaut.

Il admire Konrad Lorenz et se veut un peu son émule : les scènes touchantes (où des chatons dorment dans sa barbe, où il doit procéder à des euthanasies) côtoient des explications bien appuyées sur les comportements amoureux ou territoriaux.

À peine pourrait-on lui reprocher quelques insistances rousseauistes…

À lire pour apprendre sur ces êtres avec qui nous partageons la terre et découvrir une langue qui a abandonné le style outrancier pour s’adonner à la fine musique  du français dont il revigore plusieurs mots ou expressions.


Coleridge, Poèmes de l’expérience de vivre : Notes de lecture, Alain Gagnon…

7 février 2017

Denis Bonnecase, S. T. Coleridge, Poèmes de l’expérience de vivre, Éditions Ellug…

Un excellent essai sur la poétique de Coleridge, que l’ami et écrivant Emmanuel Simard m’a déniché dans une bouquinerie de Montréal.

À la page 116, l’auteur soulève la notion d’épochè, sur laquelle il vaut de gloser un peu.

Chez les sceptiques et les stoïciens, l’épochè signifie suspension du jugement. L’épochè permet alors d’accéder à l’apathie et à l’ataraxie, doncalain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, maykan, québec au bonheur.  Pour les tenants de la phénoménologie, dont Husserl, l’épochè désigne la « mise entre parenthèses » de ses propres opinions sur le monde.  Non pas que l’on doute de sa réalité, mais bien pour permettre au monde d’impressionner la conscience, comme pure apparition, dépourvue de préconceptions ou d’hypothèses à son sujet.  Pour la psychanalyse, l’épochè est la suspension de tout jugement, dans le but de permettre une navigation libre dans l’univers des fantasmes et de l’inconscient.

Je retrouve ce texte en épilogue à un recueil de poèmes à paraître, Chants d’août :

Lors des premières rencontres avec des lecteurs, je parlais d’abord de moi, pour ensuite en venir à mes ouvrages.  Un peu plus tard, je parlai d’abord de mes romans ou poèmes, pour en venir à ma biographie.  Ce que je tente maintenant : parler des textes, de mes rencontres avec le texte en création, à l’interstice de la conscience et des mots, où la lucidité vacille, se cherche – c’est le plus difficile, le plus intime, le plus imprécis, le plus exigeant.  C’est une toute autre aventure, et c’est cet hiatus que je voudrais combler, narrer, partager.  Possible hors du poème ?

L‘épochè n’est-elle pas nécessaire à l’atteinte de ce satori des poètes ?

http://maykan.wordpress.com/


Notes de lecture… Hélène de Billy : Le portrait d’André Mathieu…

23 janvier 2017

Hélène de Billy, Le portrait d’André Mathieu, Les Éditions La Presse (billet publié en juin 2010)

Hélène de Billy est à la fois romancière, journaliste et historienne de l’art.  On lui doit, entre autres, un ouvrage sur Riopelle.  J’ai lu son portrait d’André Mathieu d’une traite, et le curieux d’histoire en moi s’en est régalé.  Y défilent des personnages  des mondes politique (notamment, Duplessis et Arcand) et du monde musical (Wilfrid Pelletier).  Ce roman historique vaut par la peinture fidèle, sans parti pris excessif,  de la mentalité des années 1930 à 1960.  Et c’est là toute la force, tout l’art de l’auteure, et c’est là le plaisir de la lecture et du souvenir que le texte assure.

« Avec ce thriller romantique, Hélène de Billy propulse la saga d’André Mathieu, bien que le récit s’appuie sur une recherche minutieuse et sur des événements réels, dans le domaine de la fiction. Ce faisant, l’auteur revisite un mythe qui, quarante ans après la disparition du «Mozart canadien», continue de fasciner. » (p. 4 couverture)

Les mélomanes et musicologues demeureront probablement sur leur faim.  Les amateurs de biographies, même romancée, adoreront.

André Mathieu

André Mathieu (1929-1968) est l’ auteur du fameux Concerto de Québec.  Fils de musiciens, notre Mozart canadien composera ses premières pièces musicales à l’âge de cinq ans. À Paris, l’enfant prodige est rapidement reconnu comme un génie. À New York, la critique le compare à Ravel et à Stravinski. Mais sa gloire ne dure pas. De retour au Québec, il fréquente la bohème et sombre dans l’alcool. Après avoir été porté aux nues, il finit dans la misère et l’oubli.

Nous devons sa réhabilitation au musicien  Vic Vogel, qui jouera sa musique lors des Olympiques de Montréal, et au pianiste Alain Lefèvre qui se dévoue à présenter en concert son œuvre.

 


Les dix stratégies de manipulation de masses… Noam Chomsky

23 décembre 2016

(Une amie FB, Yamina Pascale, m’a fait parvenir cet article publié sur le site de Psessenza International Press Agency.  Il s’agit d’un bon condensé, qui n’apportera rien de nouveau aux lecteurs de Chomsky, mais qui a le mérite de faire réfléchir et d’animer des discussions.)

Les dix stratégies de manipulation de masses

Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l’éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu’à maintenir le public dans l’ignorance et la médiocrité.

PRESSENZA Boston, 21/09/10

1/ La stratégie de la distraction

Noam Chomsky

 

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3/ La stratégie de la dégradation

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4/ La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.


Notes de lecture, Alain Gagnon…

20 décembre 2016

Sciences et Avenir, (hors-série), juillet-août 2070 : À la découverte de peuples mystérieux

Mycéniens, Harappéens, Hittites, Sogdiens, Sarmates, Varègues, Shonas, Noks, Mound Builders… : un élargissement du domaine humain

Pour les Humanités traditionnelles, le temps allait des Sumériens (env. 3000 av. J-C) à aujourd’hui ; l’espace à étudier se résumait en gros à la Méditerranée et à l’Europe de l’Ouest, avec de timides dérives vers la Russie, les Amériques, et l’Afrique, à partir de l’expansion européenne.  C’est à un agrandissement magistral de nos repères spatiotemporels que procède le magazine Sciences et Avenir.  Hors nos frontières culturellement fréquentées, vivaient des peuples plus évoluées esthétiquement et urbanistiquement que nous l’étions.  Vallée de l’Indus, désert de Gobi,  Zimbabwe, Amérique du Nord précolombienne…  C’est à un voyage dans des pièces insoupçonnées de la demeure humaine que Sciences et Avenir nous invite.

Un résumé du contenu concis et informatif de ce numéro : de quoi mettre l’eau à la bouche !

alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, québec– Indus, la civilisation perdue : Il y a cinq mille ans apparut sur les rives de l’Indus une civilisation urbaine sophistiquée. Sans temple, palais, ni armée.
– Hittites, les guerriers aux mille dieux : Sophistiqué et profondément spirituel, leur royaume d’Anatolie fut aussi puissant que celui du Nil. Jusqu’à menacer le grand Ramsès II en 1275 avant J.-C.
– Mycéniens, les héros retrouvés de l’Iliade : Grâce à des décennies d’enquête sur les terres de la Grèce antique, les guerriers d’Homère surgissent peu à peu de la légende.
– Jomons, les irréductibles du néolithique : Alors que la révolution néolithique gagnait simultanément tous les continents, ces peuples du Japon sont demeurés envers et contre tout des chasseurs-cueilleurs.
– Vandales, des barbares très civilisés à Carthage : L’Église catholique leur a fait une mauvaise réputation. Mais ces cavaliers venus de Germanie ont offert à l’Afrique romaine un nouvel âge d’or.
– Mound Builders, des hommes entre terre et ciel : Durant cinq millénaires, ils ont élevé dans les plaines d’Amérique du Nord de gigantesques tumulus conçus pour être vus du ciel.
– Nan Madol, les Atlantes du Pacifique : De leur cité lacustre, bâtie autour de l’an Mil sur un îlot perdu du Pacifique, ne subsistent que de mystérieuses murailles mégalithiques.

Avec cette lecture, l’histoire se transforme  en une fresque plus complète.  D’innombrables occultés, introuvés, oubliés, en dérive parallèle, réintègrent la trame connue des êtres historiques, à pensée réfléchie.


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