Mode : Abécédaire, par Alain Gagnon…(31)

26 octobre 2014

Abécédaire sur Alice et quelques autres objets du devenir…

Mode (2) —  Cette aberration exige, entre autres, qu’un vêtement magnifique et de tissu robuste soit remplacé, parce que d’anciennes coupe et couleurs, après chat qui louche maykan alain gagnon francophoniedouze mois…  Le bon goût, l’esthétique peut-il donc, année après année, se tromper ?  Et se reprendre ?  Je n’ai rien contre les corps bien parés.  Mais les corps savent être beaux, séduisants, sans ces dépenses saisonnières et somptuaires.

On m’objectera que l’industrie de la mode et la passion d’acheter et de disposer de produits fashionables créent des emplois.  Les camps de concentration également fournissaient de l’emploi aux tortionnaires et geôliers.  Les guerres sont aussi de très efficaces machines à créer des emplois.  La création d’emplois ne saurait tout justifier. On l’a trop souvent utilisée comme argument décisif : pour la construction de casinos, pour l’acceptation par les populations d’appareillages industriels pollueurs…

La force de travail humaine est limitée et les besoins fondamentaux à combler abondent.  On devra choisir à quels types d’activités on emploiera la capacité de production dont on dispose.[1] La futilité ne représente pas le meilleur choix   – même si c’est celui du sacro-saint marché !  Entre les caprices du marché et la volonté des politiques, je préfère encore la dernière option – aussi déraisonnables soient souvent les raisons de l’État, les dirigeants doivent me rendre minimalement des comptes.  Ce n’est pas le cas des marchands qui souvent prospèrent des besoins artificiels suscités par eux.

Et plus les peuples se massifient, s’anonymisent, plus nos sociétés s’atomisent, se départissent de leurs communautés naturelles et des capacités relationnelles qui leur sont concomitantes, plus les individus, solitaires et affolés dans leur solitude, deviennent des proies faciles pour les rapaces de toutes plumes.


[1] Je sais que le Mur de Berlin est tombé.  Mais ce n’es pas parce que le gangstérisme moscovite a échoué   –  pour être remplacé par un autre… –   que toute planification économique est bannie à  jamais de l’économie politique.

 

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Chronique d’humeur, par Jean-Pierre Vidal…

7 août 2013

Le client universel ou les beaux discours de maître renard

Les historiens ont depuis belle lurette fait justice de la division stricte en siècles ronds et de leur départage entre avant et après Jésus-Christ.  Ils ont même sacrifié à l’esprit superficiellement œcuménique de nos temps nunuches en oubliant le J-C pour un M.E. (Modern Era) et pire encore, aujourd’hui, ce B.P. (Before Present) qui nous plonge dans la confusion la plus totale quant aux limites assignables à ce fameux « présent » auquel l’on voudrait que se résument nos vies.

Quoi qu’il en soit, la gent historienne considère généralement que le XXe siècle a débuté avec la Grande Guerre, en 1914, pour se terminer quelque part dans les années quatre-vingt, la borne étant plantée précisément en telle ou telle année selon l’événement symbolique auquel on choisit de la river.

Le vingt-et-unième, siècle du clientélisme ?

 C’est ainsi que vous avez le choix, pour ce qui est du même coup l’acte de naissance du siècle actuel et la fin du précédent, entre la chute du mur de Berlin ou l’élection de Ronald Reagan et de sa cohorte de « Chicago Boys », ces économistes de choc, théoriciens du néolibéralisme le plus agressif, celui qui s’est pensé à partir de l’Université de Chicago.

Le vieux cow-boy somnolent a été élu le 4 novembre 1980, pour entrer en fonction en janvier 1981, tandis que le mur, qui coupait en deux l’ex-capitale du Reich et divisait visiblement le monde de la guerre froide entre capitalisme et communisme, a commencé d’être mis à bas le 16 novembre 1989.  On pourrait toujours ergoter et arguer du fait que Margaret Thatcher, qui devait proposer le même genre de mesures économiques que Reagan a été élue avant lui, soit le 4 mai 1979, il reste que cette décennie fondatrice a vu, pour le meilleur et pour le pire, la liquidation de l’idéologie et de la politique au profit de l’économie.  Ou plutôt le remplacement pur et simple des premières par cette prétendue science.  Or, nul corps de métier ne s’est plus souvent trompé dans ses prévisions que celui des économistes, malgré leurs courbes, leurs graphiques et leurs équations, qu’ils œuvrent au sein de l’institution universitaire ou sévissent dans le privé.  Cela n’a pas empêché cette pseudoscience de continuer à faire foi de tout, à la fois officiellement et dans les esprits : quel parti politique serait assez suicidaire pour ne pas mettre l’économie en tête de son programme ?  Quel citoyen oserait penser et dire que la création d’emplois ou leur maintien n’est pas la seule chose qui compte en politique ?

Bref, l’économie ainsi conçue, de façon très classiquement… marxiste, comme étant cette « dernière instance » dont Marx disait en effet que tout le reste des affaires humaines découlait, parvient, en tant que discours, à faire oublier qu’elle est à la fois et de part en part idéologique et politique, qu’elle n’est même que cela, malgré ses grands airs de réalisme et d’objectivité.

Cette obsession qui occupe tout notre horizon intellectuel agit même sur notre vocabulaire et sur l’idée de l’être humain que nous nous faisons et entendons imposer par son entremise notamment.  Je parlerai donc ici de l’euphémisme galopant qu’impose en toutes circonstances le Big Brother économique qui nous domine.  Et en particulier de la façon dont il nous contraint d’appeler un chat non plus un chat, comme le voudrait la formule, mais un… client.  Comme au bon vieux temps de la Rome antique.

Du client antique et de son avatar contemporain

 Au temps des Romains, on appelait en effet « client » (cliens) l’obligé, le protégé, le serviteur et en quelque sorte le vassal d’un patronus, dont l’appellation dit bien que c’est un patricien, quand l’autre est un plébéien.  Même s’il dépend lui-même en partie de l’autre, politiquement et parfois militairement, le « patron » est, en fin de compte, celui qui mène, et l’on écorcherait d’autant plus une oreille romaine avec nos balivernes communes du genre « le client est roi » ou « le client a toujours raison » que cliens vient du verbe cliere qui veut dire obéir !  Décidément, Platon avait raison, il y a bien une vérité dans l’étymologie, même si ce n’est pas celle qu’il pensait.  Cette vérité nous rappelle ici que notre « patronage », avec tout ce que le terme comporte de compromissions réciproques, est encore le mode politique selon lequel nous fonctionnons, au Québec et probablement en bien d’autres démocraties dites libérales, de bouts d’asphalte et de jobs promis aux électeurs en retour d’ascenseur à quelque « monsieur trottoir » muni d’enveloppes brunes bien gonflées.

On devinera donc ma surprise et mon indignation quand, chargé, dans les années quatre-vingt justement, de traduire un manuel américain à l’usage des infirmières, l’éditeur m’enjoignit de traduire systématiquement « patient » (c’est le même mot en anglais qu’en français) par « client ».  Là où l’étymologie nous avait habitués à considérer quelqu’un qui « pâtit », c’est-à-dire qui est affecté par une maladie ou une blessure, quelqu’un qui exige qu’on fasse preuve à son endroit de « compassion » (la « passion » qu’il faut éprouver « avec » — cum en latin — la personne souffrante, répond à la même étymologie), voilà qu’il fallait voir maintenant en lui un cochon de payeur qu’il faut satisfaire, quelqu’un qui paie et a donc droit à des « services ».

J’ai souvent l’impression de nos jours que toute relation humaine se fonde sur cette transaction qui cache sa réalité économique sous les dehors magnifiés d’un bienveillant euphémisme pour qui tout le monde il est bon, tout le monde il est gentil.  Bien sûr, c’est à condition que son crédit soit bon.  Car il aura beau, ce client que nous sommes tous, être persuadé qu’il a des droits, y compris ceux que la nature semble lui refuser, s’il est pauvre et obscur, comme par hasard, ces droits, qu’on lui a si habilement vendus, s’envoleront en fumée au ciel rose bonbon de la crédulité.

Et le plus sournois de ces ramages dont on nous berce est sans conteste celui qui prétend qu’on vote aussi avec son portefeuille.  Sous-entendu, pourquoi voter ?  Pourquoi vouloir s’impliquer, intervenir, se démener dans le système qui nous gouverne ?  Il suffit d’acheter, et c’est même notre seul pouvoir.  Comme si l’offre s’était déjà pliée à la demande, elle qui, de toutes les façons, des plus franches aux plus perverses, la forme et la contraint ?  Quand on vous disait que tout est économique !  Et que nous vous boufferons tout rond comme nous avons avalé Marx en prétendant le défaire !

Quel que soit le nom que nous donnions à notre « patron » — qui peut aussi être une abstraction ou une injonction sociale comme la communication obligatoire ou la folie narcissique universelle — et de quelque façon qu’il nous désigne, lui, avec l’euphémisme, cynique parce qu’intéressé, qui caractérise cette époque de droits bidons et de toute-puissance illusoire du « peuple », ce siècle encore jeune semble avoir imposé un type de relations individuelles, politiques et sociales qui repose sur l’intérêt bien senti et prétendument réciproque.

Notre réalité repose plutôt, loin des beaux discours lénifiants de la publicité et des réseaux sociaux, sur une dialectique plutôt tordue.

Car même si c’est parfois chacun d’entre nous qui tient par-devers lui et à son propre endroit, les deux rôles, il n’y a plus, ô Hegel, sous couvert de « patrons » et de « clients », en nos temps intéressés jusqu’au trognon ou jusqu’à l’âme, que maîtres et esclaves.

Est-ce ainsi que les hommes doivent vivre ?

Jean-Pierre Vidal

Notice biographique

Écrivain, sémioticien et chercheur, Jean-Pierre Vidal est professeur émérite de l’Université du Québec à Chicoutimi où il a enseigné depuis sa fondation en 1969.  Outre des centaines d’articles dans des revues universitaires québécoises et françaises, il a publié deux livres sur Alain Robbe-Grillet, trois recueils de nouvelles (Histoires cruelles et lamentables – 1991, Petites morts et autres contrariétés – 2011, et Le chat qui avait mordu Sigmund Freud – 2013), un essai en 2004 : Le labyrinthe aboli – de quelques Minotaures contemporains ainsi qu’un recueil d’aphorismes,Apophtegmes et rancœurs, aux Éditions numériques du Chat qui louche en 2012.  Jean-Pierre Vidal collabore à diverses revues culturelles et artistiques (SpiraleTangenceXYZEsseEtc,Ciel VariableZone occupée).  En plus de cette Chronique d’humeur bimensuelle, il participe occasionnellement, sous le pseudonyme de Diogène l’ancien, au blogue de Mauvaise herbe.  Depuis 2005, il est conseiller scientifique au Fonds de Recherche du Québec–Société et Culture (F.R.Q.S.C.).

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche : https://maykan2.wordpress.com/)


Rétrospective* : Mode : Abécédaire…(31)

10 février 2013

Abécédaire sur Alice et quelques autres objets du devenir… (billet publié en mai 2010)

Mode (2) —  Cette aberration exige, entre autres, qu’un vêtement magnifique et de tissu robuste soit remplacé, parce que d’anciennes coupe et couleurs, après douze mois…  Le bon goût, l’esthétique peut-il donc, année après année, se tromper ?  Et se reprendre ?  Je n’ai rien contre les corps bien parés.  Mais les corps savent être beaux, séduisants, sans ces dépenses saisonnières et somptuaires.

On m’objectera que l’industrie de la mode et la passion d’acheter et de disposer de produits fashionables créent des emplois.  Les camps de concentration également fournissaient de l’emploi aux tortionnaires et geôliers.  Les guerres sont aussi de très efficaces machines à créer des emplois.  La création d’emplois ne saurait tout justifier. On l’a trop souvent utilisée comme argument décisif : pour la construction de casinos, pour l’acceptation par les populations d’appareillages industriels pollueurs…

La force de travail humaine est limitée et les besoins fondamentaux à combler abondent.  On devra choisir à quels types d’activités on emploiera la capacité de production dont on dispose.[1] La futilité ne représente pas le meilleur choix   – même si c’est celui du sacro-saint marché !  Entre les caprices du marché et la volonté des politiques, je préfère encore la dernière option – aussi déraisonnables soient souvent les raisons de l’État, les dirigeants doivent me rendre minimalement des comptes.  Ce n’est pas le cas des marchands qui souvent prospèrent des besoins artificiels suscités par eux.

Et plus les peuples se massifient, s’anonymisent, plus nos sociétés s’atomisent, se départissent de leurs communautés naturelles et des capacités relationnelles qui leur sont concomitantes, plus les individus, solitaires et affolés dans leur solitude, deviennent des proies faciles pour les rapaces de toutes plumes.


[1] Je sais que le Mur de Berlin est tombé.  Mais ce n’es pas parce que le gangstérisme moscovite a échoué   –  pour être remplacé par un autre… –   que toute planification économique est bannie à  jamais de l’économie politique.


Billet de Québec, par Jean-Marc Ouellet…

10 août 2012

Le mur

 Le 21 juillet dernier, j’étais sur les Plaines d’Abraham. Presque seul. 75 000 solitudes, adeptes de Roger Waters et de Pink Floyd, m’accompagnaient. J’ai vu The Wall. J’ai entendu The Wall. Quel spectacle ! Grandiose, mémorable. Son ambiophonique d’une pureté incroyable, visuel hallucinant. Explosions, projections d’images, et d’images. Un électrochoc. Un spectacle d’une générosité étonnante d’un artiste qu’on a dit égocentrique. Et ce mur, ééénorrme, qui s’élève sur la scène devant nos yeux au fil des notes et de l’émotion. Un mur gigantesque au pied de la Citadelle de Québec, dans un parc commérant la guerre, une bataille du passé. Durant la pièce Goodbye Blue Sky, projetés sur le mur, il y a des bombardiers. Ils larguent des bombes, bien sûr. Mais aussi des croix, des dollars, des logos de grandes compagnies. À l’entracte, projetées sur le même mur, les photos de victimes innocentes de la guerre, de l’injustice, leur histoire est racontée, le tout accompagné d’une musique d’Extrême-Orient, douce, déchirante par moment. De quoi faire fuir l’adepte de sensations fortes. Pourtant, tous restent. Plusieurs indifférents, d’autres maugréant un peu sur ce calme soudain. Certains réfléchissent. À la reprise, clair comme de l’eau de roche, derrière un mur complet s’élève le Is There Anybody out There ? Et pendant que nous, spectateurs, ne voyons que le mur, les musiciens, toujours cachés derrière, entament ces mots, limpides : « Hey you ! Out there in the cold, getting lonely, getting old, can you feel me… »

Le véritable mur n’est pas le Mur de Berlin, ni le Mur de Chine, ni ces autres remparts du monde. Le Mur n’est pas fait de pierres. Non. Le vrai mur est humain, actuel, plus intime que celui de l’État, totalitaire ou géré par l’argent. Le mur le plus pervers, c’est cette cloison qu’on élève devant l’autre, cette indifférence quant à l’autre. Étrangement, ce soir-là, un incident évoque le pouvoir du Mur :

Nous sommes arrivés très tôt. Bonne place oblige. Après l’attente, nous entrons et dénichons une place de choix. Sur la colline. Puis, nous attendons encore. Nous jasons, relaxons, des frétillements d’impatience dans le cœur. 21 h sonne. Plus que quinze minutes avant la première note. À travers les spectateurs assis serrés sur l’herbe depuis des heures, comme si de rien n’était, un groupe de quatre personnes se faufilent et se plantent devant nous. Nous protestons. Moi, les autres, ceux qui sont là, près de nous, depuis si longtemps. Les nouveaux venus ne disent rien, nous regardent, arrogants. Ils ne bougent pas, ils sourient, d’un sourire d’un je-m’en-foutisme abject. Le ton monte, nous forçons le Mur. Enfin, il tombe, les intrus cèdent (nous sommes franchement plus gros et plus nombreux), et s’en vont sévir plus loin.

Pendant le spectacle, et depuis, je repense à l’incident. Comment ces personnes ont-elles pensé ne léser personne, arriver ainsi à la dernière minute, chiper une parcelle d’espace à ces débiles arrivés en après-midi ? Comment ont-elles imaginé qu’on ne réagirait pas, qu’on subirait docilement l’affront, l’insolence ?

La réponse est simple. Ces personnes ont créé un mur entre leur besoin nombriliste et les autres, nous, qui avions respecté des règles non écrites, des règles basées sur le respect. Elles ont agi pour eux, malgré les autres, de l’autre côté du Mur.

Tous, nous bâtissons des murs, des cloisons plus ou moins subtiles. Nous reprochons des choses à quelqu’un sans le regarder dans les yeux ? Nous avons peur de sa réaction, nous élevons un mur, fuyons son regard. Nous élevons le mur de la projection, nous portons l’odieux du mal sur l’autre, nous fustigeons parent, voisin, confrère, patron, gouvernement, le monde entier, l’univers et le destin, ignorant nos propres déficiences et comportements, ceux-là mêmes qui construisent le monde. Nous passons devant l’autre dans le besoin, feignons l’indifférence, longeons le mur du faire semblant, pour ne pas intervenir, pour ne pas déranger notre soi. Nous enrobons la vérité pour ne pas être jugés pour ce que nous sommes, nous nous camouflons derrière le mur du mensonge. Nous répliquons sèchement à l’énoncé qui nous prend de court, nous élevons le ton, masquons notre insécurité ; nous nous retranchons derrière le mur du sarcasme ou du silence, nous boudons. Autant de murs érigés quotidiennement, inconsciemment ou par stratégie. Autant de briques ajoutées, jour après jour, sur le mur de notre prison intérieure. Doucement, comme le dit la pièce Comfortably Numb, nous nous engourdissons dans notre vil confort égocentrique, consolidant le plus solide des murs, celui qui nous cloître, pas celui que les autres bâtissent, mais bien celui que nous érigeons nous-mêmes. Un Mur à abattre.

© Jean-Marc Ouellet 2012

Notice biographique

Jean-Marc Ouellet a grandi sur une ferme du Lac-des-Aigles, petite municipalité du Bas-du-Fleuve, puis à Québec. Après avoir obtenu un diplôme de médecine de l’Université Laval, il a reçu une formation en anesthésiologie. Il exerce à Québec. Féru de sciences et de philosophie, il s’intéresse à toutes les  littératures, mais avoue son faible pour la fiction. Chaque année, depuis le début de sa pratique médicale, il contribue de quelques semaines de dépannage en région, et s’y accorde un peu de solitude pour lire et écrire. L’homme des jours oubliés, son premier roman, a paru en avril 2011 aux Éditions de la Grenouillère. Depuis janvier 2011, il publie un billet bimensuel dans le magazine littéraire électronique Le Chat Qui Louche


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