Poésie et dialectique, Alain Gagnon…

12 décembre 2016

Abécédaire sur Alice et quelques autres objets du devenir…

 

Songe de saint Joseph, de la Tour

 

Poésie (3) — Le poème se métamorphose constamment.  Non seulement d’un lecteur à l’autre, mais pour le même lecteur, à l’intérieur du même tour d’horloge.

Création continue.  Destin autonome de chaque vers, de chaque strophe, dans son rapport dialectique avec le discours intérieur du lecteur, au moment précis où son œil parcourt la page imprimée, de la gauche vers la droite.

Effarant !

http://maykan.wordpress.com/

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Quignard et Heidegger… Phrases qui ont des pieds et des mains, par Alain Gagnon…

25 septembre 2016

Dires et redires…

Une lectrice, présente à un de mes exposés, m’écrit : « Vous employez souvent l’expression phraseschat qui louche, maykan, alain gagnon, francophonie, littérature, Québec qui ont des pieds et des mains.  Ça signifie quoi pour vous ? » La question arrive à point, j’ai sous les yeux deux exemples de textes illustrant la portée que je donne à l’expression.

D’abord, un extrait de Terrasse à Rome de Pascal Quignard : Meaune répondit : « Il y a un âge où on ne rencontre plus la vie mais le temps.  On cesse de voir la vie vivre.  On voit le temps qui est en train de dévorer la vie toute crue.  Alors le cœur se serre.  On se tient à des morceaux de bois pour voir encore un peu le spectacle qui saigne d’un bout à l’autre du monde et pour ne pas y tomber. »

Et cette phrase dans Essais et conférences de Martin Heidegger : La nostalgie est la douleur que nous cause la proximité du lointain.

Ce sont là des phrases qui n’abandonnent pas le lecteur allège.  On en ressort chargé de sens, d’une intuition acerbe, d’une compréhension nouvelle de soi-même et du monde.  Ce sont des phrases utiles, qui ne sont pas là pour remplir du blanc ou fabriquer des joliesses, mais qui préparent à la réflexion ou à l’action.  Mon grand-père avait l’habitude de dire des intermédiaires – de ceux qui ne sont pas rattachés directement à la production de biens ou de services – que c’étaient là gens sans pieds ni mains. C’est de lui que je tiens l’expression et la notion.  On en trouve peu, de ces phrases, même chez les meilleurs auteurs.  Comme l’alcool ? On ne le boit jamais à l’état pur.  Un texte de deux cents ou trois cents pages de phrases avec pieds et mains serait par trop indigeste, rendrait malade, rendrait toute lecture impossible ? (Cioran ?) À moins que tous les textes ne contiennent potentiellement que des phrases avec des pieds et des mains ? (Auteurs et lecteurs ne les percevant qu’en de rares occasions ?) La phrase qui offre pieds et mains résulterait de cette rencontre entre un bon auteur et un bon lecteur, dans un moment privilégié du texte ? Dans un moment privilégié de la lecture-écriture ?

(Le chien de Dieu)


Rétrospective : Poésie et dialectique : Abécédaire…(46)

6 avril 2013

Abécédaire sur Alice et quelques autres objets du devenir… 

Songe de saint Joseph, de la Tour

Poésie (3) — Le poème se métamorphose constamment.  Non seulement d’un lecteur à l’autre, mais pour le même lecteur, à l’intérieur du même tour d’horloge.

Création continue.  Destin autonome de chaque vers, de chaque strophe, dans son rapport dialectique avec le discours intérieur du lecteur, au moment précis où son œil parcourt la page imprimée, de la gauche vers la droite.

Effarant !

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Poésie et dialectique : Abécédaire…(46)

26 juin 2010

Extraits d’un ouvrage à paraître : Abécédaire sur Alice et quelques autres objets du devenir…

 

Songe de saint Joseph, de la Tour

 

Poésie (3) — Le poème se métamorphose constamment.  Non seulement d’un lecteur à l’autre, mais pour le même lecteur, à l’intérieur du même tour d’horloge.

Création continue.  Destin autonome de chaque vers, de chaque strophe, dans son rapport dialectique avec le discours intérieur du lecteur, au moment précis où son œil parcourt la page imprimée, de la gauche vers la droite.

Effarant !

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