Chronique urbaine par Jean-François Tremblay…

22 janvier 2017

Castle, la Californie, et les gangs de rue…

Dans mon dernier texte pour Le Chat Qui Louche, je vous parlais de la télésérie américaine Castle.  Laissez-moi y revenir quelques instants.

Comme je l’ai mentionné précédemment,  le personnage principal, Richard Castle (interprété par Nathan Fillion) est un auteur à succès.  Il

Kate Beckett

accompagne la détective Kate Beckett dans ses enquêtes dans le but de s’en inspirer pour une nouvelle série de romans ayant comme personnage central « Nikki Heat » (ou Nikki Hard si vous regardez la série en français).

Et bien, la station ABC et les producteurs de la série ont mis en marché les romans de Richard Castle, sous la bannière Hyperion.  Bien qu’il ne s’agisse que de vulgaires produits dérivés, le résultat est intéressant, pour tout amateur de la série télévisée.

Les romans ont été écrits par un « ghost writer » qui demeure non identifié (du moins, aux dernières nouvelles).  Probablement un auteur de la série, mais on l’ignore pour l’instant.

Ce n’est pas de la grande littérature (j’ai lu le premier, « Heat Wave », au cours des derniers jours), mais c’est amusant.  Ça se lit comme un épisode de la série, avec un meurtre que Nikki Heat et le journaliste Jameson Rook (le personnage basé sur Richard Castle) doivent résoudre.

Le produit est très réaliste.  On retrouve au dos des livres la photo de Richard Castle (qui est bien sûr celle de Nathan Fillion) ainsi qu’une courte biographie de l’auteur.

À lire si vous aimez Castle.  Je ne le conseillerais pas, par contre, à quiconque ne suit pas la série.  Ce ne sont pas – le premier livre du moins – de très bons romans.  C’est divertissant, ça se lit vite, mais sans plus.  C’est du « junk food » littéraire.

À noter que le deuxième roman, « Naked Heat » est dans les librairies (je vais le lire bientôt), et que le troisième, « Heat Rises », s’en vient cet automne.

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Le 14 avril dernier, je prenais l’avion pour la première fois de ma vie.

Également pour la première fois ce jour-là, je mettais les pieds hors de mon pays.  À 34 ans.

Je quittais pour quatre jours en Californie avec l’équipe de Sorstu.ca, dans le but de couvrir le festival de musique Coachella, dans la vallée du même nom, à quelques heures de route de Los Angeles.

Ce fut un voyage exceptionnel, dont je garde de magnifiques souvenirs.

Coachella est l’un des (sinon LE) plus gros festivals de musique en Amérique du Nord.  Près de 150 artistes et groupes y jouaient, sur 6 scènes différentes, pendant trois jours.  Arcade Fire, les Black Keys, Kanye West, Duran Duran et plusieurs autres s’y sont produits.

Ce fut une expérience incroyablement amusante que je vais tenter de répéter dès que possible, avec ma copine cette fois-ci…

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Le matin de mon départ, vers 5 h, je me suis rendu (à pied) chez un ami, qui demeure à 20 minutes (à pied) de chez moi, pour, de chez lui, appeler un taxi et se rendre ensemble à l’aéroport.

Lorsque j’expliquai ceci à une personne de mon entourage, au téléphone, la veille, cette même personne (que je n’identifierai pas) me répondit : « Tu vas marcher 20 minutes à pied à 5 h du matin ?   T’as pas peur des gangs de rue? »

Cette personne, qui demeure en région, m’a beaucoup surpris avec son commentaire.  Ma première réaction devant cette question fut : « Euh… non. »

À vrai dire, ça ne m’avait jamais effleuré l’esprit.  Après quatre ans passés à Montréal, la dernière chose à laquelle je pense c’est bien aux gangs de rue…

Traitez-moi de naïf, mais je tombe encore sur le derrière quand quelqu’un me fait un commentaire dans le genre.

Cette semaine, j’expliquais à quelqu’un de la Rive-Sud de Montréal le fonctionnement des Bixis.  Je lui disais que l’un des avantages était de ne pas avoir à verrouiller son propre vélo et risquer de se le faire briser.  Il me répondit : « Ah oui, moi je ne barrerais pas mon vélo à Montréal, d’un coup que les gangs de rue arrivent avec un char et te le scrappent ! »

Mon commentaire faisait référence à de simples malfaisants, mais voilà encore les gangs de rue qui se pointent dans la conversation.

Dites-moi, gens des régions et de la banlieue de Montréal, c’est quoi cette obsession pour les gangs de rue?  Sérieux, je ne comprends pas.

Êtes-vous si influençables que vous croyez réellement tout ce que Mongrain, Poirier et les autres clowns de LCN peuvent débiter à longueur de journée?  Croyez-vous réellement qu’il n’y a pas de criminalité dans votre municipalité, et que Montréal est si invivable?

Après quatre ans au cœur de la ville (dans le quartier Rosemont-Petite-Patrie), je ne cesse de m’étonner de la vivacité des gens, de leur ouverture d’esprit, de leur forme physique, de tous ces parcs où je peux aller prendre l’air, de cette effervescence culturelle, de tout ce qu’il y a de merveilleux autour de moi.  Je demeure à quelques pas du marché Jean-Talon, du métro, de la bibliothèque municipale, de plusieurs parcs, de pistes cyclables, etc.

Je demeure au cœur d’une ville qui respire la vie.

Non, marcher à 5 h du matin ne m’a jamais fait peur, surtout pas à Montréal, l’une des villes les plus sécuritaires en Amérique du Nord.

Alors, de grâce, trouvez de meilleurs arguments pour nourrir vos craintes face à la ville.

Notice biographique

Jean-François Tremblay est un passionné de musique et de cinéma.  Dès un très jeune âge, il a fait ses études collégiales en Lettres, pour se diriger par la suite vers les Arts à l’université, premièrement en théâtre (en tant que comédien), et plus tard en cinéma.  Au cours de son Bac. en cinéma, Il découvre la photographie de plateau et le montage, deux occupations qui le passionnent.  Blogueur à ses heures, il devient en 2010 critique pour Sorstu.ca, un jeune et dynamique site web consacré à l’actualité musicale montréalaise.  Jean-François habite la métropole depuis 2007.

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