Néolibéralisme et culpabilité : Abécédaire…(39)

11 décembre 2016

Abécédaire sur Alice et quelques autres objets du devenir…

Néolibéralisme — Le Québec en souffre, et tout l’Occident, et toutes ces parties du globe où l’on exporte cette lèpre aux dogmes aussi peu fondés que l’horoscope de votre quotidien favori.  La technologie et les capacités techniques de notre capital humain nous offrent plus que jamais la possibilité de satisfaire adéquatement une proportion importante des besoins humains – au moins de ceux qui relèvent des savoir-faire.  Pourtant, les populations s’appauvrissent, les salaires réels baissent, le chômage et l’exclusion s’accroissent, les emplois sont de plus en plus précaires.  Quant aux acquis sociaux et aux conditions de travail, on supprime des avantages déjà accordés… Toutes ces déconstructions à partir d’une fable que Smith renierait aujourd’hui et au profit de grosses corporations apatrides et d’un capital de plus en plus spéculatif, donc décroché de toute réalité.

Gérôme, L’esclave

 

 

Planqué dans cette mythologie fumeuse, l’argent s’engraisse de ses échanges incestueux et stériles, pendant que vieillards, nécessiteux et petits salariés se privent de l’essentiel.   Et nos politiques ?  Ils obéissent au doigt et à l’œil, ou plutôt au moindre sourcillement de Wall Street, de Standard and Poor, de Moody et comparses, et nous répètent : « Ça ne fait que commencer…  Ça va faire mal, vous savez…  Très mal !  On n’a pas le choix…» Le paiement de la dette devient un mythe qui permet d’asservir. Tout avantage retiré aux plus démunis de nos communautés va enrichir ceux qui sont déjà riches hors toute proportion.

 

Éclipse

 

Jamais, dans l’Histoire, n’avons-nous disposé d’autant de ressources techniques et humaines pour bien prendre soin les uns des autres : qu’attendons-nous ?  La permission de ceux qui ne voient en nous que des agents de production et de consommation ?  – quand ils ne nous considèrent pas comme de simples rejets qu’il faudra bien convaincre un jour ou l’autre des bienfaits de l’euthanasie…  La mort sera alors préférable à la vie au sein d’une société où l’on n’aura plus de rôles.  On fera du suicide une vertu !  – vous verrez.   L’asservissement du citoyen par la culpabilité suscitée et savamment entretenue.

http://maykan.wordpress.com/


Néolibéralisme et culpabilité, par Alain Gagnon…

26 novembre 2016

Abécédaire sur Alice et quelques autres objets du devenir…

Néolibéralisme — Le Québec en souffre, et tout l’Occident, et toutes ces parties du globe où l’on exporte cette lèpre aux dogmes aussi peu fondés que l’horoscope de votre quotidien favori.  La technologie et les capacités techniques de notre capital humain nous offrent plus que jamais la possibilité de satisfaire adéquatement une proportion importante des besoins humains – au moins de ceux qui relèvent des savoir-faire.  Pourtant, les populations s’appauvrissent, les salaires réels baissent, le chômage et l’exclusion s’accroissent, les emplois sont de plus en plus précaires.  Quant aux acquis sociaux et aux conditions de travail, on supprime des avantages déjà accordés… Toutes ces déconstructions à partir d’une fable que Smith renierait aujourd’hui et au profit de grosses corporations apatrides et d’un capital de plus en plus spéculatif, donc décroché de toute réalité.

 alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, québec

Gérôme, L’esclave

 

 

Planqué dans cette mythologie fumeuse, l’argent s’engraisse de ses échanges incestueux et stériles, pendant que vieillards, nécessiteux et petits salariés se privent de l’essentiel.   Et nos politiques ?  Ils obéissent au doigt et à l’œil, ou plutôt au moindre sourcillement de Wall Street, de Standard and Poor, de Moody et comparses, et nous répètent : « Ça ne fait que commencer…  Ça va faire mal, vous savez…  Très mal !  On n’a pas le choix…» Le paiement de la dette devient un mythe qui permet d’asservir. Tout avantage retiré aux plus démunis de nos communautés va enrichir ceux qui sont déjà riches hors toute proportion.

 

 alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, québec

Éclipse

 

Jamais, dans l’Histoire, n’avons-nous disposé d’autant de ressources techniques et humaines pour bien prendre soin les uns des autres : qu’attendons-nous ?  La permission de ceux qui ne voient en nous que des agents de production et de consommation ?  – quand ils ne nous considèrent pas comme de simples rejets qu’il faudra bien convaincre un jour ou l’autre des bienfaits de l’euthanasie…  La mort sera alors préférable à la vie au sein d’une société où l’on n’aura plus de rôles.  On fera du suicide une vertu !  – vous verrez.   L’asservissement du citoyen par la culpabilité suscitée et savamment entretenue.

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Mode et rareté : Abécédaire, Alain Gagnon

21 novembre 2016

alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, québecMode — Toutes ces recherches, ces ressources que l’on consacre à découvrir et à promouvoir de nouvelles coupes, de nouvelles formes, un nouveau design pour les vêtements, afin de rendre désuet ce qui existe déjà et pousser à une consommation compulsive et absurde, on nous les fait payer très cher.  Non seulement sur les cartes de crédit individuelles, mais socialement, ce qui est plus sérieux.  Ces énergies, cette créativité, ces ressources financières vouées à l’éphémère, ne sauraient-elles pas être mieux utilisées ailleurs ?  Regardons tout autour.  Inutile de voyager jusqu’au Darfour ou au Sahel.  Des besoins pressants existent partout.  Enfants au teint blême, aux poignets bleutés, qui n’ont pu déjeuner avant de se rendre bâiller de fringale sur ces livres de classe dont les lignes s’entrecroisent et auxquels ils ne comprendront rien.

Honte sur nous !  Adam Smith mal compris et nihilisme des élites : belle copulation néolibérale !  Fruits amers.

L’Être nous vomirait s’il n’était l’Être ; dans ma myopie, j’en suis convaincu.

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Rétrospective* : Néolibéralisme et culpabilité : Abécédaire…(39)

14 mars 2013

Abécédaire sur Alice et quelques autres objets du devenir… (billet publié en juin 2010)

Néolibéralisme — Le Québec en souffre, et tout l’Occident, et toutes ces parties du globe où l’on exporte cette lèpre aux dogmes aussi peu fondés que l’horoscope de votre quotidien favori.  La technologie et les capacités techniques de notre capital humain nous offrent plus que jamais la possibilité de satisfaire adéquatement une proportion importante des besoins humains – au moins de ceux qui relèvent des savoir-faire.  Pourtant, les populations s’appauvrissent, les salaires réels baissent, le chômage et l’exclusion s’accroissent, les emplois sont de plus en plus précaires.  Quant aux acquis sociaux et aux conditions de travail, on supprime des avantages déjà accordés… Toutes ces déconstructions à partir d’une fable que Smith renierait aujourd’hui et au profit de grosses corporations apatrides et d’un capital de plus en plus spéculatif, donc décroché de toute réalité.

Gérôme, L’esclave

Planqué dans cette mythologie fumeuse, l’argent s’engraisse de ses échanges incestueux et stériles, pendant que vieillards, nécessiteux et petits salariés se privent de l’essentiel.   Et nos politiques ?  Ils obéissent au doigt et à l’œil, ou plutôt au moindre sourcillement de Wall Street, de Standard and Poor, de Moody et comparses, et nous répètent : « Ça ne fait que commencer…  Ça va faire mal, vous savez…  Très mal !  On n’a pas le choix…» Le paiement de la dette devient un mythe qui permet d’asservir. Tout avantage retiré aux plus démunis de nos communautés va enrichir ceux qui sont déjà riches hors toute proportion.

Éclipse

Jamais, dans l’Histoire, n’avons-nous disposé d’autant de ressources techniques et humaines pour bien prendre soin les uns des autres : qu’attendons-nous ?  La permission de ceux qui ne voient en nous que des agents de production et de consommation ?  – quand ils ne nous considèrent pas comme de simples rejets qu’il faudra bien convaincre un jour ou l’autre des bienfaits de l’euthanasie…  La mort sera alors préférable à la vie au sein d’une société où l’on n’aura plus de rôles.  On fera du suicide une vertu !  – vous verrez.   L’asservissement du citoyen par la culpabilité suscitée et savamment entretenue.

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Rétrospective * : Mode et rareté (suite) : Abécédaire…(30)

9 février 2013

Mode — Toutes ces recherches, ces ressources que l’on consacre à découvrir et à promouvoir de nouvelles coupes, de nouvelles formes, un nouveau design pour les vêtements, afin de rendre désuet ce qui existe déjà et pousser à une consommation compulsive et absurde, on nous les fait payer très cher.  Non seulement sur les cartes de crédit individuelles, mais socialement, ce qui est plus sérieux.  Ces énergies, cette créativité, ces ressources financières vouées à l’éphémère, ne sauraient-elles pas être mieux utilisées ailleurs ?  Regardons tout autour.  Inutile de voyager jusqu’au Darfour ou au Sahel.  Des besoins pressants existent partout.  Enfants au teint blême, aux poignets bleutés, qui n’ont pu déjeuner avant de se rendre bâiller de fringale sur ces livres de classe dont les lignes s’entrecroisent et auxquels ils ne comprendront rien.

Honte sur nous !  Adam Smith mal compris et nihilisme des élites : belle copulation néolibérale !  Fruits amers.

L’Être nous vomirait s’il n’était l’Être ; dans ma myopie, j’en suis convaincu.

http://maykan.wordpress.com/


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