Les couleurs de Virginie, par Virginie Tanguay…

    L’immensité du lac Saint-Jean

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     Je marche lentement sur la grève, seule devant l’immensité du lac.  Le bleu de l’eau, réchauffé par la lumière du jour, me procure la détente.  Ici, c’est ma terre natale, et comme un enfant, je m’émerveille devant ce lac mystérieux.

      Avec mon père, je l’ai souvent survolé en hydravion.  Ses baies, ses îles, le dessin de son pourtour me sont familiers.  L’impressionnante Pointe-Taillon, à l’embouchure de la rivière Péribonka et le petit village éponyme.  J’ai bien contemplé ce paysage qui a vu naître, sous la plume de Louis Hémon, l’histoire de Maria Chapdelaine.  La nature omniprésente, les coutumes des gens d’ici et l’arôme du folklore ont permis à cet auteur de créer un chef-d’œuvre littéraire.

       Toujours sur les ailes de l’oiseau de toile, je distinguais la rivière Ashuapmushuan (nom montagnais signifiant « l’endroit où on guette l’orignal ») qui se déverse doucement près du village où j’ai grandi : Saint-Prime.  Je voyais l’étendue des terres agricoles, au loin, que bordait la forêt.  Des troupeaux de vaches laitières se déplaçaient dans les champs multicolores et les fermiers labouraient avec patience les sols, assis sur leur tracteur.

        Que dire des îles d’Alma qui se dessinaient à l’horizon, sous les feux d’un coucher de soleil !

         À ce jour, le bel oiseau ne vole plus dans les airs… mais vole encore dans mes souvenirs.

      « Lac Saint-Jean » est une aquarelle pleine de mouvements.  Elle contient peu d’éléments et les couleurs évoquent la douceur.  J’ai voulu reproduire l’émotion que je perçois quand je fais face à ce magnifique lac.  Les éléments se fondent les uns dans les autres et interagissent.  Le vent cisaille et un cumulus se forme, ce qui indique une température orageuse de fin d’après-midi.  Les vagues sont dignes des sautes d’humeur et de la fougue du plan d’eau, très souvent imprévisible.  Le mystère, le rêve et la liberté qu’évoque pour moi cette étendue ressortent de ce tableau vaporeux.  Plusieurs ont laissé leurs traces dans le sable chaud de cette plage et aiment y revenir…

    Virginie Tanguay

Notice biographique de Virginie Tanguay

chat qui louche maykan alain gagnon francophonieVirginie Tanguay vit à Roberval, à proximité du lac Saint-Jean.  Elle peint depuis une vingtaine d’années.  Elle est près de la nature, de tout ce qui est vivant et elle est très à l’écoute de ses émotions qu’elle sait nous transmettre par les couleurs et les formes.  Elle a une prédilection pour l’aquarelle qui lui permet d’exprimer la douceur et la transparence, tout en demeurant énergique.  Rendre l’ambiance d’un lieu dans toute sa pureté est son objectif.  Ses œuvres laissent une grande place à la réflexion.  Les détails sont suggérés.  Son but est de faire rêver l’observateur, de le transporter dans un monde de vivacité et de fraîcheur, et elle l’atteint bien.

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche :https://maykan2.wordpress.com/)

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2 Responses to Les couleurs de Virginie, par Virginie Tanguay…

  1. Luc Lavoie dit :

    Bonjour Virginie,

    On sent bien dans ton texte et sur le papier à peindre, tout le respect et l’amour que tu portes à nos ancêtres et à notre majestueux lac.

    Bravo à toi!
    -L,-

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  2. virginie tanguay dit :

    Merci cher Luc, au plaisir de croiser à nouveau!

    J’aime

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