Néolibéralisme et culpabilité : Abécédaire…(39)

Abécédaire sur Alice et quelques autres objets du devenir…

Néolibéralisme — Le Québec en souffre, et tout l’Occident, et toutes ces parties du globe où l’on exporte cette lèpre aux dogmes aussi peu fondés que l’horoscope de votre quotidien favori.  La technologie et les capacités techniques de notre capital humain nous offrent plus que jamais la possibilité de satisfaire adéquatement une proportion importante des besoins humains – au moins de ceux qui relèvent des savoir-faire.  Pourtant, les populations s’appauvrissent, les salaires réels baissent, le chômage et l’exclusion s’accroissent, les emplois sont de plus en plus précaires.  Quant aux acquis sociaux et aux conditions de travail, on supprime des avantages déjà accordés… Toutes ces déconstructions à partir d’une fable que Smith renierait aujourd’hui et au profit de grosses corporations apatrides et d’un capital de plus en plus spéculatif, donc décroché de toute réalité.

Gérôme, L’esclave

 

 

Planqué dans cette mythologie fumeuse, l’argent s’engraisse de ses échanges incestueux et stériles, pendant que vieillards, nécessiteux et petits salariés se privent de l’essentiel.   Et nos politiques ?  Ils obéissent au doigt et à l’œil, ou plutôt au moindre sourcillement de Wall Street, de Standard and Poor, de Moody et comparses, et nous répètent : « Ça ne fait que commencer…  Ça va faire mal, vous savez…  Très mal !  On n’a pas le choix…» Le paiement de la dette devient un mythe qui permet d’asservir. Tout avantage retiré aux plus démunis de nos communautés va enrichir ceux qui sont déjà riches hors toute proportion.

 

Éclipse

 

Jamais, dans l’Histoire, n’avons-nous disposé d’autant de ressources techniques et humaines pour bien prendre soin les uns des autres : qu’attendons-nous ?  La permission de ceux qui ne voient en nous que des agents de production et de consommation ?  – quand ils ne nous considèrent pas comme de simples rejets qu’il faudra bien convaincre un jour ou l’autre des bienfaits de l’euthanasie…  La mort sera alors préférable à la vie au sein d’une société où l’on n’aura plus de rôles.  On fera du suicide une vertu !  – vous verrez.   L’asservissement du citoyen par la culpabilité suscitée et savamment entretenue.

http://maykan.wordpress.com/

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