Philippe Dilbert et la créativité… par Alain Gagnon

« Creativity is allowing yourself to make mistakes. Art is knowing which ones to keep. » – Scott Adams alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, québec

Cette phrase est de Scott Adams, un dessinateur de bandes dessinées américain né le 8 juin 1957 à Windham, dans l’État de New York. Il est, entre autres, l’auteur de la série de strips Dilbert.  Il a aussi écrit plusieurs ouvrages satiriques sur le monde des entreprises, dont Le principe de Dilbert en hommage au Principe de Peter.

Diplômé en économie et en management, il a travaillé dans le secteur des télécommunications jusqu’en 1995 — les caractères dépeints dans Dilbert sont inspirés de personnages réels qu’il côtoyait alors. Il est maintenant p-dg  de la société Scott Adams Foods  (qui produit le Dilberito) et copropriétaire du Stacey’s Café à Pleasanton, en Californie.

Tous ses employés ont son adresse électronique (scottadamsaol.com).  Scott Adams souhaite que chacun d’entre eux, qui vit une situation absurde au travail, la lui raconte.  Ces récits sont à l’origine de nombreuses histoires de Dilbert.

Si je traduis librement la phrase en titre, cela donne : « La créativité consiste à se donner la permission de commettre des erreurs.  Tout l’art réside dans le tri à faire entre ce que l’on doit conserver et ce que l’on doit rejeter. »

Que l’artisan fabrique une table ou que le poète rédige un texte, on ne peut que prendre le risque de l’erreur.  On dit parfois : La seule façon de ne pas commettre d’erreur, c’est de demeurer au lit le matin.  Et, même là, c’est discutable.  Demeurer au lit ne représenterait-il pas la pire des erreurs ?

 

 alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, québec

Dilbert

 

Je discute souvent avec des écrivains en devenir, jeunes ou plus âgés.  Ils me parlent de ce qu’ils ont en tiroir.  À tout coup, je demande :    « Pourquoi ne pas envoyer ça à un éditeur ?  Ça mérite d’être évalué. »  Ils me parlent du temps qui leur manque pour fignoler, de l’état de l’édition québécoise, des tuyaux qu’ils n’ont pas, du travail, de la famille qui les accapare…  Mais on en arrive toujours, après tergiversations, au problème réel : la peur d’être jugé, d’avoir commis des erreurs d’écriture et que quelqu’un d’autre le leur dise.

C’est triste.  Dans les tiroirs et sur les disques durs, combien de perles  que l’on aurait dû connaître ?

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