Notes de lecture : La franc-maçonnerie… par Alain Gagnon

Une autre réflexion inspirée par l’ouvrage La franc-maçonnerie de Mark Stavish  

 alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, québec

Nef de la cathédrale de Nantes

 

« L’architecture, cette musique gelée. » Arthur Schopenhauer

« Aux pages 54 et suivantes, Stavish écrit sur les rapports entre l’architecture et l’âme collective : « Les bâtiments représentent les croyances inconscientes ou ouvertement défendues par la génération qui les a vu(s) construire.  De nos jours, à chaque nouvelle construction, nous voyons la fonction éclipser l’art ; un glissement dangereux vers l’utilitarisme.  Le bâtiment, c’est le monde intérieur manifesté ; c’est une vision du cosmos — et nulle part ailleurs cela n’est plus évident que dans les monuments classiques des périodes médiévales.  Le temple est un microcosme collectif ; il est ouvert à tous et invite à la participation ; il est l’histoire mythique fait chair. (…) Dans les temps anciens, on croyait que la présence du divin était immanente. Dans le monde moderne, le thème qui prévaut est le progrès éternel sous la tutelle du matérialisme scientifique. Nous voyons très bien ce trait dans la fausse utopie du communisme, dans son prolongement insidieux prenant la forme du politiquement correct, dans le consommateurisme creux et la quête excessive de biens matériels qu’est devenu le capitalisme.  Il faut comprendre que cette perte du divin laisse le champ libre au radicalisme.  D’ailleurs, nous voyons aujourd’hui la montée d’un fondamentalisme qui, malgré une approche simpliste, se trouve des adeptes non chez les plus basses classes de la société, mais séduit aussi des gens (instruits) des classes moyennes et supérieures. »

On verra comment l’art gothique a laissé respirer la pierre et entrer la lumière aux onzième et douzième siècles.

À la fin de ce chapitre Stavish propose l’exercice suivant.  Se promener dans son milieu urbain et mettre sur papier les sentiments qu’inspirent les édifices publics ou religieux de l’environnement.  Je l’ai fait.  Très instructif.  En bref, nous vivons dans un monde de quadrilatères fonctionnalistes, si l’on fait exception d’édifices plus anciens.  N’avons-nous rien d’autre à exprimer que ce vide utilitariste ?


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