Roland Barthes sur le texte, par Alain Gagnon…

Abécédaire sur Alice et quelques autres objets du devenir…

Littérature — Cinéma et télévision ont représenté à la fois un rafraîchissement et un poison pour l’art du récit.  Une nouvelle ou un roman ne devrait jamais ressembler à un scénario sans images.  Le stylo et le clavier ne sont pas des caméras.  Les esthétiques, comme les techniques, diffèrent radicalement.

L’avenir du discours littéraire ne réside pas dans un retour aux formes anciennes par académisme pasticheur, mais plutôt dans un retour vers sa spécificité, sa raison d’être : l’art du conteur de la communauté villageoise ou du quartier urbain, qui donnait sens à l’incohérence apparente du quotidien, qui exorcisait les fantômes en leur donnant consistance et en les nommant.  Il distrayait hommes, femmes et enfants de leur horreur de la nuit montante en les embarquant, solidaires, dans des voyages fantastiques mais familiers.

 

Roland Barthes

 

 

Selon Barthes, le discours littéraire ne pourrait conduire qu’au silence.  Non pas celui de la sagesse, mais celui de la peur non surmontée et du néant.  Triste fin.

http://maykan.wordpress.com/

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