Le chant du loup, par Virginie Tanguay…

 Les couleurs de Virginie

 

alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, maykan, québec

Dans le nord du Québec, la nature sauvage éblouit les aventuriers perdus.  La beauté traverse les miroirs de glace et atteint la cime des épinettes noires.  Une chaude lumière s’infiltre dans le couvert forestier.  Cet endroit est un refuge pour les animaux et l’homme, qui parfois se croisent et s’observent mutuellement.

La réputation du loup est souvent mauvaise.  L’imagination se construit une représentation effrayante, même si rares sont les cas où un loup affamé s’en soit pris à des humains.  Cet animal au sang chaud, présent dans les contes et légendes, continue d’apeurer les enfants.  Sachant que je suis en sécurité, j’aimerais faire face au regard d’un loup sauvage.  Je voudrais comprendre davantage son attitude.

Ces prédateurs sont d’excellents communicateurs.  Ils savent l’importance de s’exprimer aisément pour se faire entendre.  Seuls, ils survivent et en groupe, ils vivent : c’est en partageant avec les membres du clan qu’ils se donnent et reçoivent de l’affection et s’affirment.  Leurs expressions faciales, leurs gémissements et les postures manifestent leurs besoins et émotions.  Ensemble, ils sont plus forts et peuvent capturer des gibiers de grande taille, tels des chevreuils, des caribous et des orignaux.

Dans le silence de la nuit, ils chantent l’hymne à la fraternité.  Le hurlement marque leur territoire et ils prennent plaisir à entendre leur voix s’égarer dans la pénombre.

On raconte que certains Esquimaux arrivent à décoder les hurlements et que ceux-ci contiendraient de l’information pertinente.  Pourraient-ils indiquer la venue d’un troupeau de caribou ?  C’est possible, car les loups ont des qualités intellectuelles.  Une véritable hiérarchie est présente dans la meute.  Chacun a son rôle pour une efficacité exemplaire.  Utilisant des techniques de chasse élaborées, ils sélectionnent leurs proies, tuant les plus faibles sujets, les plus vieux ou les malades.  Ils créent ainsi un équilibre naturel.

Le souffle chaud des bêtes qui se dissipe à travers les brumes indique la force, le courage et la vitalité.  Hurlons avec les loups, pour mieux les aimer.

Notice biographique de Virginie Tanguay

alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, maykan, québecVirginie Tanguay vit à Roberval, à proximité du lac Saint-Jean.  Elle peint depuis une vingtaine d’années.  Elle est près de la nature, de tout ce qui est vivant et elle est très à l’écoute de ses émotions qu’elle sait nous transmettre par les couleurs et les formes.  Elle a une prédilection pour l’aquarelle qui lui permet d’exprimer la douceur et la transparence, tout en demeurant énergique.  Rendre l’ambiance d’un lieu dans toute sa pureté est son objectif.  Ses œuvres laissent une grande place à la réflexion.  Les détails sont suggérés.  Son but est de faire rêver l’observateur, de le transporter dans un monde de vivacité et de fraîcheur, et elle l’atteint bien.  Elle est aussi chroniqueuse régulière au Chat Qui Louche.   Pour ceux qui veulent en voir ou en savoir davantage, son adresse courrielle :  tanguayaquarelle@hotmail.com et son blogue : virginietanguayaquarelle.space-blogs.com.  Vous pouvez vous procurer des œuvres originales, des reproductions, des œuvres sur commande, des cartes postales.

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche :https://maykan2.wordpress.com/)

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