Bouquinage… Montréal insolite…, par Alain Gagnon

Bouquiner rue Savard…

Hier, visite à la Bouquinerie Jacques-Cartier, l’un de mes lieux de prédilection et une institution du Vieux Chicoutimi.  Mon roman Almazar dans la Cité pivote autour de cet ancien entrepôt que des mains diligentes ont transformé en une sorte de cathédrale pour bouquins usagés.  Que de livres !  Certains bien rangés, d’autres empilés sur des tables, des comptoirs…  La plupart apportés par des acheteurs qui les ont lus, puis rejetés :    faute de rangement ?  pour en acheter d’autres ?  Dans certains ouvrages, on peut même trouver des messages qui piquent la curiosité, qui paraissent parfois des confidences, interpellent le nouvel acquéreur.  Richard Lamontagne, l’un des propriétaires, me les conservait du temps que je rédigeais Almazar…  Et ces messages en ont structuré l’intrigue.

Que de livres !  Et pourquoi ?  Tous ces auteurs oubliés, drainés par le temps vers des mers d’oubli…

Faute de réponse intelligente à apporter, j’ai cédé à mon penchant naturel et en suis sorti avec trois livres, dont un tout petit, à prix plus que de rabais, qui m’a fait passer quelques heures délicieuses : Montréal insolite de Stéphane Batigne, Lanctôt Éditeur et préface de David Homel.  Une série de petits faits, plutôt de curiosités montréalaises dont les Montréalais eux-mêmes sont ignorants.  Dont celle-ci : le boulingrin (Lawn Bowls).  Qui, hors Westmount — et encore ! –, a entendu parler du boulingrin ?  Il s’agit d’un sport qui existerait depuis le 14ième siècle.  Jeu  semblable à la pétanque, mais dont les boules présentent la particularité  vicieuse d’être légèrement aplaties d’un côté…  L’imprévisible règne en maître.  Heureusement, le flegme abonde dans le corseté Club de boulingrin  westmountais.

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Tournoi de boulingrin

D’autres chapitres vous offriront les momies du Redpath Museum de McGill, une corrida à la portugaise (taurada), le Grand bazar de l’amour, le vendeur de chapelets, le restaurateur bio  à tendance laxative qui  tient à ce que ses clients passent au petit coin 20 minutes après le repas…  L’urbanité vue par en dessous.  Et c’est par ses dessous qu’elle m’est toujours apparue la plus intéressante.

L’auteur…

Auteur prolifique, Alain Gagnon a remporté à deux reprises le Prix fiction roman du Salon chat qui louche maykan alain gagnondu Livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean pour Sud (Pleine Lune, 1996) et Thomas K (Pleine Lune, 1998).  Quatre de ses ouvrages en prose sont ensuite parus chez Triptyque : Lélie ou la vie horizontale (2003), Jakob, fils de Jakob (2004),Le truc de l’oncle Henry (2006) et Les Dames de l’Estuaire (2013).  Il a reçu à quatre reprises le Prix poésie du même salon pour Ces oiseaux de mémoire (Le Loup de Gouttière, 2003), L’espace de la musique (Triptyque, 2005), Les versets du pluriel (Triptyque, 2008) et Chants d’août (Triptyque, 2011).  En octobre 2011, on lui décernera le Prix littéraire Intérêt général pour son essai, Propos pour Jacob (La Grenouille Bleue, 2010).  Il a aussi publié quelques ouvrages du genre fantastique, dont Kassauan, Chronique d’Euxémie et Cornes (Éd. du CRAM), et Le bal des dieux (MBNE) ; récemment il publiait un essai, Fantômes d’étoiles, chez ce même éditeur .  On compte également plusieurs parutions chez Lanctôt Éditeur (Michel Brûlé), Pierre Tisseyre et JCL.  De novembre 2008 à décembre 2009, il a joué le rôle d’éditeur associé à la Grenouille bleue.  Il gère aujourd’hui un blogue qui est devenu un véritable magazine littéraire : Le Chat Qui Louche 1 et 2 (https://maykan.wordpress.com/).

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche :https://maykan2.wordpress.com/)

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2 Responses to Bouquinage… Montréal insolite…, par Alain Gagnon

  1. Bonjour,
    je viens de tomber sur votre commentaire à propos de Montréal insolite, ce petit recueil déjà un peu daté mais qui, apparemment, trouve encore de quoi séduire certains lecteurs curieux. Merci pour vos bons mots. Cordialement. SB

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  2. Alain Gagnon dit :

    Bonjour à vous,

    Votre livre ne démodera jamais vraiment : il parle de choses qui durent et que les gens, en général. ignorent. C’est de la poésie topohophile ! Ça prend un poète pour bien regarder.

    Meilleures salutations,

    Alain G.

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