Parabole du grain de sénevé, par Alain Gagnon…

Propos sur l’oubli de soi…

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Sénevé

Le plus petit geste de compassion ou d’entraide, la plus petite intention de ce faire, engendrent  sur le plan spirituel des répercussions au centuple et aux centuples.  Nous sommes là dans un ordre de choses où les effets de nos actions et pensées dépassent de beaucoup la progression géométrique.  Nous nous augmentons considérablement (ou nous nous diminuons) à partir de sentiments ou d’actes que nous considérons futiles, parfois indignes de la mémoire.

Jésus de Nazareth a exprimé cette réalité dans cette parabole tirée de Mathieu : Le royaume des cieux est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et semé dans son champ. C’est la plus petite de toutes les semences ; mais, quand il a poussé, il est plus grand que les légumes et devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent habiter dans ses branches.

Et dans celle-là : Le royaume des cieux est semblable à du levain qu’une femme a pris et mis dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que la pâte soit toute levée.

*

Chacune de nos décisions obscurcit ou éclaire.  Non seulement soi-même, mais l’ensemble du Corps mystique, de la Communion des saints.  Le tout vaut ce que valent ses parties – que ce tout soit spirituel ou social.

*

Dans le langage familier, s’oublier signifie déchoir, ne pas être à la hauteur de sa conduite, de ses comportements habituels.  Mal se comporter. L’oubli de soi, de son intime religion à l’Être, c’est se renier ou nier l’essentiel de son existence, ce pour quoi il vaut de naître, de vivre et de mourir.

L’auteur…

Auteur prolifique, Alain Gagnon a remporté à deux reprises le Prix fiction roman du Salon  alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, maykan, québecdu Livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean pour Sud (Pleine Lune, 1996) et Thomas K (Pleine Lune, 1998).  Quatre de ses ouvrages en prose sont ensuite parus chez Triptyque : Lélie ou la vie horizontale (2003), Jakob, fils de Jakob (2004),Le truc de l’oncle Henry (2006) et Les Dames de l’Estuaire (2013).  Il a reçu à quatre reprises le Prix poésie du même salon pour Ces oiseaux de mémoire (Le Loup de Gouttière, 2003), L’espace de la musique (Triptyque, 2005), Les versets du pluriel (Triptyque, 2008) et Chants d’août (Triptyque, 2011).  En octobre 2011, on lui décernera le Prix littéraire Intérêt général pour son essai, Propos pour Jacob (La Grenouille Bleue, 2010).  Il a aussi publié quelques ouvrages du genre fantastique, dont Kassauan, Chronique d’Euxémie et Cornes (Éd. du CRAM), et Le bal des dieux (Marcel Broquet).  On compte également plusieurs parutions chez Lanctôt Éditeur (Michel Brûlé), Pierre Tisseyre et JCL.  De novembre 2008 à décembre 2009, il a joué le rôle d’éditeur associé à la Grenouille bleue.  Il gère aujourd’hui un blogue qui est devenu un véritable magazine littéraire : Le Chat Qui Louche 1 et 2 (https://maykan.wordpress.com/).

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche :https://maykan2.wordpress.com/)

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