Chronique ontarienne, par Jean-François Tremblay…

Les nouvelles reines de l’épouvante

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Puisque nous sommes au beau milieu d’octobre, mois préféré des amateurs d’horreur, laissez-moi vous entretenir brièvement de Scream Queens.

Cette série télévisée créée par Ryan Murphy, Brad Falchuk et Ian Brennan (les hommes derrière Glee et American Horror Story) n’en est qu’à son cinquième épisode et s’avère déjà l’une des choses les plus délicieusement délirantes que j’ai vues sur le petit écran.
Mettant en vedette Emma Roberts (la nièce de Julia), Abigail Brislin (Little Miss Sunshine) et Jamie Lee Curtis, entre autres, cette histoire de meurtres et mystères, au sein d’une sororité d’une université américaine, est à la fois drôle et sanglante. Les personnages sont tous plus stéréotypés et parodiques les uns que les autres, un parti pris risqué qui fonctionne à merveille dans le contexte de la série.
Le scénario, sans être particulièrement intelligent, se moque avec beaucoup de mordant de la génération Y, qu’on nomme « millenials » en anglais. On s’amuse de leurs tics, de leur langage, de leurs attitudes. Une scène de meurtre en particulier, impliquant une série de textos, fait partie des choses les plus hilarantes que j’ai pu voir cette année.

Nostalgie oblige, la mode étant aux années 90 ces temps-ci, la série fait souvent référence à cette décennie à travers ses choix musicaux, ainsi que dans le fait qu’une grande partie de son intrigue repose sur des événements ayant eu lieu en 1995. La série fait également de subtils (et moins subtils) clins d’œil à diverses œuvres cinématographiques, principalement dans le genre de l’horreur.
L’une des caractéristiques que je préfère dans Scream Queens est la place qu’elle donne aux femmes, chose que l’on peut également dire des autres séries de ses créateurs. Les hommes sont, pour la plupart, relégués à des personnages secondaires. Les femmes sont en maîtresses de leur vie, ce sont elles qui propulsent le récit, qui trouvent des solutions aux problèmes ou qui souvent les causent. J’adore les œuvres qui donnent le pouvoir aux femmes, et cette série en est un excellent exemple, qui de plus s’adresse à un public adolescent ayant toujours besoin de modèles féminins forts (même s’il s’agit ici de personnages caricaturaux).
Scream Queens est moins rose bonbon que Glee, et moins dérangeante que American Horror Story ; il s’agit d’un étrange – et habile ! – mélange des tons de ces deux séries qui donne au final un produit original et, à mon avis, très jouissif. Je m’amuse beaucoup avec chaque nouvel épisode, et je vous recommande d’y jeter un œil si vous désirez rire et frissonner à l’approche d’Halloween !

Grace Potter

Lancé au mois d’août, l’album Midnight de la chanteuse Grace Potter marque un virage dans la carrière de cettechat qui louche, maykan, alain gagnon, francophonie, littérature, Québec jeune femme que le groupe The Nocturnals accompagnait depuis 2002. Pour ce nouvel album : bye bye, les Nocturnals : Potter décide d’essayer différents trucs en solo.

Possédant une voix chaude et un peu rauque (pensez à Alannah Myles, ça vous donnera une idée), la jeune femme qui, normalement, donne davantage dans le rock, le soul, le country et même le jazz feutré (à ses débuts), tente une approche plus pop-rock avec des chansons qui nous font immédiatement taper du pied.

Mais loin d’être de simples chansonnettes pop vides de sens, j’apprécie particulièrement son approche moderne sur certains textes, notamment Your Girl, qui s’inscrit à contre-courant des clichés qui dépeignent constamment les femmes comme des rivales prêtes à s’arracher les cheveux à tout moment. Ici, Potter chante sa déception d’avoir rencontré la petite amie d’un homme pour qui elle a le béguin, car, maintenant qu’elle connaît sa « rivale », elle apprécie trop celle-ci pour jouer dans ses plates-bandes et lui faire du mal.
C’est de la pop qui tend à s’apprécier davantage à chaque nouvelle écoute. Les chansons sont très bien construites, la voix de Potter est puissante, et même parfois hallucinante (écoutez Delirious et vous m’en reparlerez), et, en fin de compte, ce disque s’inscrit parmi mes préférés de 2015.
Je vous laisse sur cette performance filmée de la chanson Empty Hearts, la pièce la moins pop de l’album :
https://www.youtube.com/watch?v=ZPEE33a8ufA

Notice biographiquechat qui louche, maykan, alain gagnon, francophonie

Jean-François Tremblay est un passionné de musique et de cinéma. Il a fait ses études collégiales en Lettres, pour se diriger par la suite vers les Arts à l’université, premièrement en théâtre (en tant que comédien), et plus tard en cinéma.  Au cours de son Bac. en cinéma, Il découvre la photographie de plateau et le montage, deux occupations qui le passionnent.  Blogueur à ses heures, il devient en 2010 critique pour Sorstu.ca, un jeune et dynamique site web consacré à l’actualité musicale montréalaise.  Jean-François habite maintenant Peterborough.   Il tient une chronique bimensuelle au Chat Qui Louche.

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche :https://maykan2.wordpress.com/)

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