Chronique ontarienne, par Jean-François Tremblay…

Un printemps tout en musique !

Alabama Shakes est une formation rock qui est apparue sur mon radar en 2012,chat qui louche maykan alain gagnon francophonie alors que je feuilletais un exemplaire du magazine Uncut.  La publication anglaise avait alors consacré quelques pages au groupe américain qui était sur le point de faire un fracas avec son album Boys & Girls.  La façon dont le magazine décrivait la voix de la chanteuse Brittany Howard et l’ensemble de l’album m’ont immédiatement intrigué.  Il était question d’une musique rock aux accents blues, sortie d’une autre époque, et d’une puissante vocaliste qui « chante comme si elle avait attendue toute sa vie pour le faire et qui n’en aura pas d’autres occasions. »

Je parle de « fracas », mais le succès du premier album fut davantage critique que populaire.  Toutes les publications qui traitent de musique ont encensé ce disque et cette voix.  Ceci dit, j’ai eu la chance de voir la formation sur scène en 2013, en plein air, à Toronto, et l’immense place était remplie d’admirateurs.  Et si vous avez l’opportunité de voir Alabama Shakes en concert, ne manquez pas cela !   Le disque est superbe, mais en spectacle c’est dix fois meilleur !

Cette jeune Brittany Howard (environ 25 ans, Wikipédia est flou sur son âge exact…) est une réelle force de la nature.  Sans sa présence, la musique des trois autres membres de la formation serait intéressante, mais la jeune femme l’élève à un niveau supérieur.  Laissez-moi vous présenter un clip de la formation ; vous serez mieux en mesure de vous faire une idée :

Cliquez ici pour visionner le clip de la chanson Hold On (2012)

Comme vous pouvez le constater, c’est une musique qui s’inscrit dans la longue lignée du rhythm’n’blues américain.  Elle découle plus précisément de ce qu’on appelle le son « Muscle Shoals », du nom d’une agglomération de l’Alabama où l’on retrouve de célèbres studios d’enregistrement, qui ont vu de très grands noms passer entre leurs murs, dont The Rolling Stones, Bob Dylan, Joe Cocker, Boz Scaggs et Willie Nelson.  Le son développé dans ces studios a influencé des générations de musiciens, et les Alabama Shakes sont les héritiers directs de cette musique extrêmement riche.

Et si j’en parle aujourd’hui, c’est que le deuxième album, Sound & Colour, s’apprête à sortir.  Et j’ai très hâte !  Alabama Shakes est récemment passé à l’émission de télé Saturday Night Live pour présenter deux de ses nouvelles pièces.  En voici une :

Cliquez ici pour visionner la version live de Don’t Wanna Fight

J’espère de tout cœur que ce disque sera aussi bon que le premier, sinon meilleur, et qu’il fera connaître la formation à un plus grand nombre de personnes.  Enfin, c’est ce que nous verrons à sa sortie en avril.

Parfois je m’assois et je pense…

chat qui louche maykan alain gagnon francophonieJ’ai mentionné l’Australienne Courtney Barnett dans une chronique ici il y a quelques mois, et si je veux en reparler aujourd’hui c’est que son premier réel album sera lancé ce mardi 24 mars (elle ne nous avait offert auparavant qu’un double E.P.).

Sometimes I Sit And Think, And Sometimes I Just Sit (« Parfois je m’assois et je réfléchis, et parfois je m’assois tout simplement ») devrait permettre au grand public de faire ample connaissance avec cette interprète magnifique, guitariste hors pair, compositrice très futée et chanteuse au ton un peu froid, voire impassible, mais qui sied tout à fait à son « personnage ».

Elle présentait en février un joli vidéoclip pour la chanson Pedestrian At Best, dans lequel elle démontrait à quel point le métier de clown peut être cruel…

Cliquez ici pour visionner le clip

La guitare électrique déchire, la section rythmique donne le goût de taper du pied et hocher de la tête, et les paroles de la chanson valent qu’on s’y attarde (son écriture est l’une des grandes forces de Courtney Barnett).

Le disque, que vous pouvez écouter en entier en cliquant ici, est excellent.  Cette femme va aller loin, j’en suis convaincu.  Elle faisait déjà jaser en 2014 sur le circuit des festivals pour ses concerts énergiques, et on n’a pas fini d’entendre parler d’elle.

Sur ce, je nous souhaite à tous et toutes un excellent printemps musical !

Notice biographiquechat qui louche maykan maykan2 alain gagnon

Jean-François Tremblay est un passionné de musique et de cinéma. Il a fait ses études collégiales en Lettres, pour se diriger par la suite vers les Arts à l’université, premièrement en théâtre (en tant que comédien), et plus tard en cinéma.  Au cours de son Bac. en cinéma, Il découvre la photographie de plateau et le montage, deux occupations qui le passionnent.  Blogueur à ses heures, il devient en 2010 critique pour Sorstu.ca, un jeune et dynamique site web consacré à l’actualité musicale montréalaise.  Jean-François habite maintenant Peterborough.   Il tient une chronique bimensuelle au Chat Qui Louche.

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche :https://maykan2.wordpress.com/)

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One Response to Chronique ontarienne, par Jean-François Tremblay…

  1. […] En restant dans le domaine de la musique, je suggère aussi le nouvel album des Alabama Shakes, un groupe dont je parlais récemment. L’album, sorti depuis plusieurs semaines déjà, est tout à fait à la mesure de mes attentes. […]

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