Joseph Mengele….

Abécédaire sur Alice et quelques autres objets du devenir…

Beppo — Ses amis argentins l’appelaient Beppo.  À Auschwitz, sous le régime nazi, on le surnommait l’Ange de la mort.  Dans son  uniforme

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Joseph Mengele

impeccable, il attendait les déportés qui descendaient du train. Et il les triait.  À droite les hommes valides pour le travail forcé et les femmes encore belles pour les bordels SS ; à gauche les vieux, les éclopés, les enfants…  On allait les gazer et brûler…   Et tout cela, il le faisait en souriant.  On le trouvait beau, rassurant même…

Le véritable nom de ce docteur de la Mort : Joseph Mengele.

Il est né en 1911 à Günzburg, en Bavière. Fils d’un riche industriel, d’une famille catholique aisée et nationaliste,  il fait des études de philosophie et de médecine, et dirige à 32 ans le Laboratoire de recherches raciales de Francfort.   Ses convictions politiques ont fortement marqué ses travaux universitaires. A 20 ans, il adhère aux Casques d’acier, une organisation nationaliste d’anciens combattants. En 1934, c’est avec enthousiasme qu’il entre aux Sections d’assauts, les SA. Quatre ans plus tard, ce fervent nazi sollicite sa carte du parti, puis entre à la SS.

Il se livre à des recherches sur les jumeaux.  Et en même temps, en 1935, Mengele soutient une  thèse d’anthropologie qui porte sur L’ examen radiomorphologique de la partie antérieure de la mâchoire inférieure dans quatre groupes raciaux .  Il cherchait à prouver la supériorité de l’Européen de type nordique, incarnation parfaite de la race aryenne.

Entre 1940 et 1943, Joseph Mengele sert notamment dans la Waffen SS. A la suite d’une blessure sur le front de l’Est qui le rend médicalement inapte au combat, il rentre en Allemagne Il est promu au grade de Hauptsturmfiirhrer, de capitaine, et reçoit quatre décorations.

Il arrive à Auschwitz le 30 mai 1943, avec la fonction de médecin-chef de Birkenau.  C’est à l’intérieur de ces responsabilités qu’il deviendra un pourvoyeur de la mort et se livrera à des expériences médicales d’une cruauté inouïe.  On le jugera pour crimes de guerre.  Ayant fui en Argentine, Beppo échappera à la justice des hommes.

Comment un être humain peut-il trier ainsi ses semblables et les envoyer avec sourire et désinvolture vers la vie, la mort ou des expériences médicales qui tortureront leur esprit et leur chair ? On se le demande encore.  Sadisme, haine, victoire de l’instinct de mort…  Une chose est certaine : il doit avoir préalablement décidé que ces personnes ne recelaient en elles aucune transcendance, qu’elles ne valaient pas plus (ou moins) qu’un steak ou un têtard.  La négation de la transcendance chez l’humain conduit à des aberrations monstrueuses.  Le nazisme, dans ces effets, n’en a montré que le commencement.

Pour ceux que ça pourrait intéresser, quelques-unes de ces expériences nazies sont rapportées dans la page web de Natanson : http://d-d.natanson.pagesperso-orange.fr/experiences_medicales.htm

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